D’ici sept à dix jours, le téléski n’existera plus. Mandatée pour démonter les installations, l’entreprise vaudruzienne Recycling Alic a dû faire face à nombre de curieux et de nostalgiques. Des gens qu’elle accueille avec bon cœur et sécurité
Les choses n’ont pas trainé aux Gollières. Mercredi, les autorités de Val-de-Ruz annonçaient la déconstruction du téléski. Jeudi matin, l’entreprise Recycling Alic était déjà sur place. À la mi-journée, le moteur de l’installation était déjà à terre, tout comme le câble et les arbalètes. Le patron, Safet Alic estime qu’il faudra une semaine à dix jours, à quatre personnes, pour venir à bout des pylônes et autres ferrailles. Pour le contrepoids, qui pèse quinze tonnes selon les estimations de Safet Alic, c’est une autre histoire. Une entreprise spécialisée dans le levage a jugé qu’il faudrait trois semaines sans pluie avant de pouvoir envoyer les machines s’en occuper. De quoi laisser dubitatif le patron de Recycling Alic : « Je n’ai jamais vu trois semaines sans pluie à Val-de-Ruz ». Il se prépare déjà à attaquer la masse de béton au marteau piqueur.
Le plus compliqué pour son équipe, ce lundi matin, ça a été d’assurer la sécurité des promeneurs, des curieux et des nostalgiques venus immortaliser une dernière fois le tire-fesse.
Certains ont même demandé à pouvoir emporter un souvenir, une pièce du système. Un vœu auquel Safet Alic accède de bon cœur.
Safet Alic : « Il y a beaucoup de gens qui veulent passer pour la dernière photo. On va accueillir tout le monde »
D’ici sept à dix jours, seuls les socles en béton qui soutenaient les pylônes témoigneront encore de la présence d’un remonte-pente à cet endroit. Selon le communiqué de la Commune de Val-de-Ruz, la nature a déjà repris ses droits sur ces blocs et « il serait dommage de piétiner » la biodiversité qui s’y est développée « avec des machines de chantier ».
Le propriétaire du téléski des Gollières bénéficiait pour ses installations de trois droits de superficie distincts (le départ, l’arrivée et la ligne entre les deux) mais liés. Si l'un d'eux était liquidé, les deux autres devaient l’être également. Le bâtiment du bas de la station ayant été vendu, le Conseil communal est allé négocier pour s’assurer du démontage des installations.
Yvan Ryser, conseiller communal : « On a pu discuter de cette déconstruction, sans quoi on a un propriétaire qui s’en va et qui laisse les installations »
Le flanc sud du massif de Tête de Ran compte encore deux remonte-pentes désactivés. Leur démantèlement n’est pas à l’ordre du jour, leurs propriétaires disposant encore d’un droit de superficie pour plusieurs décennies. /cwi











