Le week-end estival va s’en doute inciter les jardiniers en herbe à s’occuper de leur potager. Mais ils doivent composer avec un problème : le changement climatique. Depuis une décennie, le Jardin botanique de Neuchâtel tient compte de ces nouveaux paramètres : hivers de plus en plus doux et étés de plus en plus secs et chauds. Pour le chef jardinier des lieux, Nicolas Ruch, « cultiver des plantes du sud de l’Europe telles que sauge, iris, lavande et boule azurée serait la bonne option ».
Nicolas Ruch : « On ne sait pas encore dans quelles proportions s’adapter »
Adapter son espace vert
Dorénavant, le changement climatique est un paramètre qui est intégré dans la pratique, estime Nicolas Ruch. « Il faut maintenant accélérer le processus ».
Plutôt que de changer la nature des sols, le jardinier-chef conseille de travailler sur les essences. Pour les petits espaces tels que les balcons, il préconise l’utilisation de plantes mellifères à même d’attirer des insectes, favorable à la création d’un écosystème équilibré.
« Transformer son sol demande des bras, des pelles et des brouettes »
Ce dimanche, Nicolas Ruche va faire profiter tout un chacun de son expérience au cours d’une visite guidée sur le thème « Jardinage et changement climatique ». Une manifestation gratuite et ouverte à tous, sans inscription. Elle démarre à 11h au Jardin botanique. /ifp









