Le Locle : les enjeux des élections communales

La population neuchâteloise choisira ses autorités communales le dimanche 21 avril. RTN vous ...
Le Locle : les enjeux des élections communales

La population neuchâteloise choisira ses autorités communales le dimanche 21 avril. RTN vous propose un tour d’horizon des enjeux dans toutes les communes

La droite locloise se plait à croire que le temps du POP est révolu. Elle entend bien faire basculer la majorité en sa faveur, tant à l’exécutif qu’au législatif, le 21 avril prochain. (Photo : archives) La droite locloise se plait à croire que le temps du POP est révolu. Elle entend bien faire basculer la majorité en sa faveur, tant à l’exécutif qu’au législatif, le 21 avril prochain. (Photo : archives)

Les citoyens du canton de Neuchâtel éliront leurs représentants communaux le 21 avril. En vue du scrutin, RTN vous propose de découvrir les enjeux de toutes les communes. Nous nous intéressons ce mardi au Locle où 76 candidats visent un siège au législatif.

Les enjeux au Locle

La droite locloise se plait à croire que le temps du POP est révolu. Elle entend bien faire basculer la majorité en sa faveur, tant à l’exécutif qu’au législatif, le 21 avril. La gauche ne l’entend pas de cette oreille. La Mère commune, bastion de la gauche de la gauche depuis des décennies, est peut-être arrivée à un tournant de son histoire politique.

Si tout peut changer cette année, c’est qu’au Conseil communal aucun vieux de la vieille, aucune locomotive ne se représente pour l’un des cinq sièges en jeu. Sur les sortants qui retentent leur chance, la doyenne de fonction, c’est la PLR Sarah Favre, qui n'affiche pas tout à fait deux ans d’exécutif communal. Les autres, le Vert Philippe Rouault, le popiste Michael Berly et le PLR Anthony von Allmen sont là depuis à peine une année. Le cinquième conseiller communal actuellement en place, le popiste Cédric Dupraz, sur le pont depuis seize ans, a lui décidé de jeter l’éponge.


L’année de tous les possibles pour la droite

Pour tenter de remporter la majorité à l’exécutif, le PLR propose cinq noms. La gauche, qui veut garder sa majorité, part avec deux listes, une pour le POP, avec cinq candidats, et une qui regroupe PS et Verts, avec là également cinq prétendants. Les socialistes espèrent reconquérir le siège qu’ils avaient perdu en 2008, sans le chiper au POP.


Tout le monde vise une majorité à l’exécutif

Du côté du Conseil général, les forces en présence visent aussi la majorité. Actuellement, le législatif fonctionne avec dix-sept PLR, douze POP, six socialistes et six Verts, soit dix-sept sièges à droite et 24 à gauche. Si l’on jette un œil sur les résultats des élections communales des seize dernières années, on note que le PS et les Verts affichent une stabilité qui oscille entre cinq et six sièges.

Le PLR est lui en progression. Il est passé de treize sièges en 2008 à dix-sept lors de la législature qui s’achève. Quant au POP, c’est un peu la tendance inverse. Le chiffre de dix-huit fauteuils qu’occupait le Parti ouvrier et populaire en 2008 s’est érodé au fil des législatures pour atteindre douze lors des dernières élections.

Pour ce printemps, le PLR, associé au Centre et aux Verts'libéraux, propose une liste de 39 noms. À gauche, il y a deux listes : celle du POP avec 20 candidats et celle du PS et des Verts avec dix-sept prétendants.


Les gros dossiers de la prochaine législature

Pour commencer, la station d'épuration est un serpent de mer qui occupe les autorités depuis plusieurs années. Deux projets ont déjà été présentés et sont finalement tombés à l’eau. L’actuelle STEP, en fonction depuis 50 ans, a urgemment besoin d’être remplacée.

Les infrastructures, sportives notamment, leur maintien et leur amélioration, sont aussi des sujets qui unissent les différents bords politiques. Puis, il y a les aménagements à prévoir et déjà à mettre en œuvre au centre-ville du Locle, en vue de l’ouverture du tunnel de contournement, à l’horizon 2030.

Des projets qu’il va falloir financer, mais la question, c’est comment. Depuis plusieurs années, la Ville du Locle présente des comptes déficitaires. La droite a tenté de redresser la barre, en proposant notamment de supprimer les allocations communales en faveur des plus démunis, ce qui a fait bondir la gauche. Alors, la solution est peut-être d’attirer de nouveaux citoyens-contribuables et des touristes. Le Locle a lancé à la fin de l’année dernière une campagne de communication en ce sens. Mais pour que cela fonctionne, il faut que la commune offre un visage accueillant, d’où les divers réaménagements prévus. Bref, c’est un peu le serpent qui se mord la queue. /cwi


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