Les chocolats de Pâques impactés par la hausse du prix du cacao

Il faudra débourser un peu plus pour avoir un chocolat de Pâques cette année. L’augmentation ...
Les chocolats de Pâques impactés par la hausse du prix du cacao

Il faudra débourser un peu plus pour avoir un chocolat de Pâques cette année. L’augmentation des charges et des matières premières est en cause et la région n’est pas épargnée

Le cours du chocolat s'envole à l'approche de Pâques. En l'espace d'une année, son prix a été multiplié par trois. (Photo d'illustration) Le cours du chocolat s'envole à l'approche de Pâques. En l'espace d'une année, son prix a été multiplié par trois. (Photo d'illustration)

Pâques c’est ce dimanche, mais cette année, les lapins, poules et œufs en chocolat coûtent plus cher. L’augmentation du coût des matières premières est en cause. On apprenait ce mardi, que le cours du cacao franchissait la barre symbolique des 10’000$ la tonne à la bourse de New-York, soit un peu plus de 9'000 francs. En l’espace d’une année, la matière première a triplé, au point qu’une tonne de cacao coûte plus cher qu'une tonne de cuivre. Le sucre n’est pas en reste. Cette matière essentielle à la fabrication de pièces en chocolat est passée « d’environ 70 francs les 100 kilos l’an passé, à 110 francs cette année », détaille Christophe Bourquin, artisan chocolatier à Courtelary et à La Chaux-de-Fonds. L’augmentation des frais fixes est aussi pointée du doigt.

Christophe Bourquin, artisan chocolatier à Courtelary et à La Chaux-de-Fonds :

S’il est difficile de comparer les prix d’une année à l’autre, car la taille et la composition des œufs peut varier, des augmentations sont tout de même visibles « cette année, on va augmenter le prix aux 100 g, c’est inévitable », confie le gérant de Christophe Chocolatier. Il n’est pas le seul dans cette situation car début mars, le chocolatier Lindt & Sprüngli tablait sur une hausse moyenne de 5%. Face à cette nouvelle augmentation du coût des matières premières, le seul artisan chocolatier du Jura bernois espère, en souriant, que l’on mangera toujours du chocolat fabriqué à Courtelary pendant Pâques. D’après la fédération des fabricants ChocoSuisse, 3’800 tonnes de chocolats ont été consommés par les Suisses l’an passé à Pâques. /vfe


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