Addiction Neuchâtel et le collectif agricole qui occupe illégalement le domaine de Pontareuse se sont rencontrés à trois reprises. Mais aucune solution n’a encore été trouvée
Addiction Neuchâtel fait le point cinq jours après l’implantation illégale d’un collectif chez elle, sur le domaine de Pontareuse, propriété de la fondation privée d’utilité publique.
Trois rencontres ont déjà eu lieu entre les deux parties, selon le communiqué d’Addiction Neuchâtel transmis ce jeudi. Et aujourd’hui, la fondation demande aux occupants de se retirer provisoirement du site pour que la fondation puisse évaluer les demandes du collectif. Mais celui-ci refuse, selon le propriétaire des lieux.
Un site « pas abandonné »
Rappelons que le 23 mars en fin de matinée, le collectif, nommé les Hirondelles, investissait les locaux d’Addiction Neuchâtel et les terrains adjacents pour expérimenter une démarche agricole collective. Seul problème : ce domaine de Pontareuse n’est pas à l’abandon. Ce site, actif jusqu’en 2019, a effectivement fermé cette année-là, mais depuis, des accords entre Addiction Neuchâtel et des agriculteurs de la région ont permis de garantir une exploitation de la totalité des 18 hectares disponibles, explique la fondation. Il en est de même avec des activités apicoles, équestres, sociales ou de loisirs, précise encore Addiction Neuchâtel.
Et si le bâtiment principal et ses annexes sont fermés, c’est parce qu’ils nécessitent des investissements importants et sont dans l’attente d’un projet de grande envergure en matière de prestations. Un projet qui nécessite notamment la collaboration de l’Etat.
Pas de plainte pénale pour l'heure
Addiction Neuchâtel a donc demandé au collectif les Hirondelles de se retirer provisoirement du site, afin, précise-t-elle, d’ouvrir des discussions sereines. Le collectif aurait donc refusé. Pour l’heure, Addiction Neuchâtel n’a pas déposé plainte pénale. Mais ses responsables se réuniront prochainement pour décider de la suite à donner à cette situation. /vco









