Favoriser les espaces verts en milieu urbain. Le Grand Conseil neuchâtelois a largement accepté mardi une motion en ce sens. Les députés appellent le gouvernement à instaurer un taux de 15% de compensations écologiques dans les zones construites des espaces urbains et périurbains. L’objectif est de répondre aux obligations fédérales en matière de protection de la nature.
« Les compensations écologiques en zone urbaine et périurbaine vont permettre de lutter contre les îlots de chaleur et d'offrir davantage de lieux de détente et de rencontre », a déclaré Cloé Dutoit. La députée verte avait initialement déposé un projet de loi qui visait à instaurer 30% de surface dédiée à la biodiversité en milieu urbain ; un texte retiré au profit de la motion finalement adoptée.
Ce passage de 30 à 15% n’est pas pour autant une déception aux yeux de Cloé Dutoit pour qui un grand pas a été fait en faveur de la biodiversité.
Cloé Dutoit: « C’est un grand pas pour la biodiversité dans le canton de Neuchâtel »
La députée appelle toutefois les communes à en faire plus que le 15% qui devrait être fixé dans la loi.
Le projet initial était jugé « trop ambitieux » et a engendré notamment des réticences des communes et des propriétaires fonciers, a déclaré Laurent Favre, conseiller d'État en charge du développement territorial. « La motion est une solution pragmatique qui s'inspire de ce qui se fait dans d'autres villes suisses », a-t-il ajouté. La ville de Berne a fixé un objectif de 18% de la zone bâtie et celle de Zurich l'a fixé à 15%.
La motion a finalement été acceptée par 74 oui, 7 abstentions et 17 non. Des députés PLR et UDC s'y sont opposés. « Il faut éviter de rajouter des contraintes en matière d'aménagement du territoire », a argumenté l'UDC Grégoire Cario. /ATS-sbm









