7,3 milliards de jouets électriques par an dans le monde sont jetés à la poubelle alors qu’ils devraient être recyclés. Les spécialistes attirent l’attention du public au sujet de ce qu’ils qualifient de « déchets électroniques invisibles »
Un jouet qui parle, qui gazouille ou qui fait des cabrioles, c’est un jouet qui consomme de l’électricité. Spécialisée dans le recyclage des appareils électroniques, la fondation SENS eRecycling attire l’attention du public sur cette réalité. Si on jette ces objets à la poubelle plutôt que les recycler, on gaspille des ressources précieuses telles que de l’aluminium, du zinc ou des plastiques. Par ailleurs, les piles et les accumulateurs contiennent des substances toxiques qui risquent de se retrouver dans l’environnement.
Difficiles à identifier
Une voiture télécommandée, une console de jeu, un jouet musical : ce sont des appareils électroniques. Ils doivent être identifiés comme tels et surtout traités comme tels. Bien souvent, les consommateurs ne se rendent pas compte de la vraie nature de ces produits, surtout une fois qu’ils sont en panne. Sabrina Bjöörn, la directrice générale adjointe SENS eRecycling parle de « déchets électroniques invisibles » pour ces appareils qui ont tendance à passer entre les mailles du filet.
Sabrina Bjöörn
Réduire nos achats de ce genre d’appareils, c’est la première mesure à prendre pour éviter de gaspiller de précieuses ressources naturelles. Il faut surtout les éliminer correctement, dans les endroits appropriés. D’autant plus que les Suisses payent pour ça : la contribution anticipée de recyclage est intégrée au prix d’achat de tous les appareils électroniques.
Depuis 2022, le symbole de la poubelle sur roues marquée d’une croix est obligatoire sur tous les appareils électroniques, afin de montrer clairement qu’ils ne doivent en aucun cas être jetés à la poubelle. /jhi









