La pression financière sur les familles augmente

La crise ne nous affecte pas seulement en tant qu’individus. Elle nous touche aussi en tant ...
La pression financière sur les familles augmente

La crise ne nous affecte pas seulement en tant qu’individus. Elle nous touche aussi en tant que membres de familles. C’est ce qui ressort de la deuxième édition du baromètre suisse des familles de Pro Familia

Pour son directeur Philippe Gnaegi, le baromètre des familles de Pro Familia peut alimenter le débat sur ces questions centrales dans notre société. Pour son directeur Philippe Gnaegi, le baromètre des familles de Pro Familia peut alimenter le débat sur ces questions centrales dans notre société.

L’inflation affecte les familles suisses de manière spécifique. C’est ce qui ressort du deuxième baromètre annuel des familles de Pro Familia Suisse et Pax. Il paraît officiellement ce jeudi. Pour plus de la moitié des familles dans le pays, le revenu est considéré comme à peine suffisant, voire pas suffisant du tout. La part de familles qui déclarent ne pas pouvoir épargner d’argent est en hausse. Et cela affecte toute sortes de décisions cruciales. Par exemple, dans près de la moitié des familles interrogées, une personne, voire davantage, envisage d’augmenter son taux d’activité pour des raisons financières. L’ex-conseiller d’Etat neuchâtelois Philippe Gnaegi est directeur de Pro Familia Suisse. Il estime que l’ampleur du phénomène est très surprenante. 

« C’est une proportion extrêmement importante »

Pour quatre familles sur dix, les coûts constituent une raison de renoncer à avoir des enfants supplémentaires. Il peut s’agir de la raison principale dans certains cas, ou d’une raison supplémentaire. Cela, la société finit par le payer au niveau de sa démographie. Cela fait dire à Philippe Gnaegi que « la politique familiale est le parent pauvre de la politique sociale en Suisse ».

« On assiste à un vieillissement de la population »

Autre constat issu du baromètre : la part des familles qui n’ont pas recours à une garde d’enfants externe est passée de 37% à 50% en une année. Selon Pro Familia, les femmes risquent d’être victimes de cette évolution. Ce sont bien souvent elles qui renoncent à leurs ambitions professionnelles pour privilégier leur vie de famille. Même s’il est trop tôt pour l’affirmer, cette situation porte en germe le risque d’un recul en arrière sur certaines conquêtes de l’égalité entre les femmes et les hommes.

« Il y a beaucoup de conséquences »

Les chiffres sont distincts en fonction des régions linguistiques. C’est au Tessin que la situation est la plus tendue. La Suisse romande est la suivante. La situation en Suisse alémanique est actuellement moins problématique. Le baromètre suisse des familles est un outil scientifique qui en est à sa deuxième édition. Le millésime 2024 va être présenté aux parlementaires. Dans l’avenir, Pro Familia estime que ce jalon annuel des préoccupations des familles pourrait servir à alimenter le débat politique sur ces questions. /jhi


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