La Fondation As’trame s’intéresse à cette thématique à l’occasion de la semaine d’action « ZigZag ». Diverses manifestations sont mises sur pied en Suisse romande, dont une ce mardi à Neuchâtel. Frédérique Van Leuven, médecin-psychiatre en Belgique, fait partie des intervenants
Derrière un parent qui souffre d’une maladie psychique ou d’une addiction, il y a un enfant qui souffre. La Fondation As’trame organise cette semaine l’action « ZigZag » sur cette thématique. Plusieurs manifestations sont mises sur pied pour les professionnels, dont une ce mardi à Neuchâtel. La doctoresse Frédérique Van Leuven, médecin-psychiatre au Centre Saint-Bernard en Belgique et coauteur du livre « Grandir avec des parents en souffrance psychique », fait partie des intervenants.
Elle a expliqué mardi, dans La Matinale RTN, qu’on dit souvent de ces enfants de parents souffrant de troubles psychiques ou d’addiction « que ce sont des enfants invisibles, parce qu’ils sont souvent peu pris en compte dans leur propre famille et encore moins par les intervenants qui s’occupent du parent malade. (…) Ce sont des enfants qui ont l’air parfois d’aller bien, qui ont de bonnes notes à l’école, qui sont hyper adaptés. Ils prennent énormément sur eux et il arrive parfois que ça craque à l’adolescence. (…) Et ce sont des choses que l’on peut prévenir si on leur porte de l’attention. »
Frédérique Van Leuven relève que souvent on ne dit rien à l’enfant, alors qu’il est en première ligne. « Il y a vraiment un malaise des adultes à parler aux enfants alors que les enfants ne demandent que cela. » Ce malaise vient du fait que les adultes veulent les protéger en ne parlant pas trop de ces problèmes. « Mais comme ils en sont témoins, cela aggrave encore leur difficulté à mettre des mots dessus. » Pour Frédérique Van Leuven, il faut aborder ces questions avec les enfants dans les lieux de soins pour les adultes ou quand les enfants sont placés. » Lorsqu’un parent ne va pas bien, l’enfant prend parfois le rôle de l’adulte. « Pour qu’il puisse s’en dégager, il faut que son parent soit pris en charge ». Les proches peuvent aussi aller dans ce sens, en pratiquant avec eux des activités de tous les jours, comme de faire des gâteaux, sans parler tout le temps du parent malade. /sma









