Neuchâtel agit contre le harcèlement dans la culture

La ville et le canton de Neuchâtel ont rejoint l'association Safe Spaces Culture, projet pilote ...
Neuchâtel agit contre le harcèlement dans la culture

La ville et le canton de Neuchâtel ont rejoint l'association Safe Spaces Culture, projet pilote visant à créer des ressources pour les professionnels de la culture victimes de harcèlement. Aurélie Dollat, secrétaire générale, nous en parlait lundi dans La Matinale

Aurélie Dollat, secrétaire générale de Safe Spaces Culture dans La Matinale. Aurélie Dollat, secrétaire générale de Safe Spaces Culture dans La Matinale.

La Ville et le Canton ont rejoint l’association Safe Spaces Culture. Cette dernière, en collaboration avec le Syndicat suisse romand du Spectacle, a lancé en 2021 un projet pilote sur l’arc lémanique. Désormais il s’étend à Neuchâtel, mais aussi à Delémont, à Bienne, à Fribourg et en Valais. Aurélie Dollat, secrétaire générale de Safe Spaces Culture, a expliqué lundi dans La Matinale RTN que le harcèlement pouvait prendre beaucoup de formes. « Évidemment qu’on parle actuellement beaucoup de harcèlement sexuel, mais toute forme de harcèlement peut provoquer de la souffrance. Ça peut aussi être des actes hostiles et répétés. C’est vraiment la souffrance de la personne qui peut qualifier le harcèlement. »

L’association propose pour l’instant deux prestations. Les professionnels en activité ou en formation peuvent contacter une Cellule ressource pour obtenir des conseils personnalisés lors d’entretiens téléphoniques. « Cette ligne téléphonique, en plus d’être gratuite, est anonyme. Et rien que de parler d’une situation permet souvent de trouver des solutions. Souvent quand on est en souffrance, on a de la peine à comprendre ce qu’il se passe. » Qualifier le type de harcèlement n’est pas toujours aisé. « On peut se poser beaucoup de questions, est-ce que c’est normal ou pas, est-ce que c’est légal ou pas ? Rien que d’en parler peut aboutir à des solutions ». Safe Spaces culture veut aussi promouvoir le dispositif de Personne de confiance en entreprise. « Et là, on s’adresse aux employeurs qui sont responsables de la protection de leurs employés. » L’association leur propose de mettre en place leur propre système de personnes de confiance en entreprise. « On n’a rien inventé, on propose simplement un soutien aux structures culturelles qui souhaiteraient mettre cela en place. » À ce stade du projet, cette ressource ne s’adresse qu’aux petites structures qui emploient jusqu’à quatre personnes en équivalent plein temps. /sma


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