Le professeur est depuis le début du mois le nouveau président du Conseil d’administration du Réseau hospitalier neuchâtelois. Il est venu parler de cette nomination et des défis qui attendent le monde la santé neuchâtelois mercredi dans La Matinale
Il y a un nouveau capitaine à la tête du navire RHNe. Depuis le début du mois, le professeur Philippe Eckert a pris la présidence du Conseil d’administration du Réseau hospitalier neuchâtelois. Il succède ainsi au démissionnaire Pierre-François Cuénoud. Dans sa carrière Philippe Eckert a notamment dirigé le centre hospitalier universitaire vaudois, le CHUV et est encore actuellement à la tête de la Clinique bernoise Montana. « J’ai un intérêt pour le Réseau hospitalier neuchâtelois. C’est un excellent hôpital qui délivre des prestations de qualité et qui est bon dans la formation », explique Philippe Eckert au moment de parler de sa nomination.
Quelle solution pour le futur ?
Aujourd’hui, le monde de la santé fait face à de nombreux défis avec notamment le vieillissement de la population ou encore le manque de main-d’œuvre. Dès lors, est-ce que le modèle neuchâtelois avec deux hôpitaux de soins aigus peut durer à moyen terme ? « Il y a un cadre légal qui fixe le RHNe aujourd’hui. Il y a une répartition des missions qui s’est faite et c’est très important. Il nous appartient maintenant de proposer l’hôpital du futur, celui qui répondra aux besoins de la population neuchâtelois dans dix à vingt ans », esquive Philippe Eckert.
Des finances vouées au rouge ?
Cette année, le Réseau hospitalier neuchâtelois s’attend à un budget déficitaire de 14 millions de francs. Plus largement ces dernières années, l’institution a peiné à afficher des chiffres noirs. On est en droit alors de se demander si l’équilibre financier n’est pas un objectif trop ambitieux pour un hôpital public. « Ces problèmes tiennent aussi à des facteurs externes comme l’inflation ou les tarifs hospitaliers. Toutefois, on doit poursuivre le travail pour notamment améliorer la coordination des soins et désengorger l’hôpital », analyse le nouveau président du Conseil d’administration. /dpi









