Depuis le 1er février, boulangeries, magasins et restaurants doivent afficher le pays de fabrication du pain et des pâtisseries qu’ils proposent. Une occasion pour les artisans de mettre leurs produits en valeur, même si c’est un peu de paperasse en plus.
A la Gourmandise à Boudevilliers, tout est fait sur place, avec des matières premières locales. La patronne, Nathalie Suter, a opté pour une ardoise discrète sur le présentoir, avec l’inscription « Pétri et cuit ici par votre boulanger ». La présidente de l’association des boulangers, pâtissiers et confiseurs neuchâtelois nous explique que l’exigence légale concerne le lieu de fabrication, pas l’origine des matières premières. Même si elle s’empresse d’ajouter qu’elle ne pétrit que de la farine du Val-de-Ruz.
Nathalie Suter mise d'abord sur le bouche à oreille
Les boulangeries, détaillants et restaurants ont jusqu’au 31 janvier 2025 pour se mettre en règle. Nathalie Suter espère que ce changement de loi incitera peut-être certains restaurateurs qui recuisent un pain fabriqué à l’étranger à s’approcher des boulangers locaux.
Une loi qui favorise la production locale
Quant à la faîtière Neuchâtel vins et terroir, elle salue ce supplément de transparence pour le consommateur. /vco









