Le Bureau de prévention des accidents met en garde : en moyenne 90'000 seniors se blessent chaque année en Suisse en tombant. Une étude met en lumière les bienfaits d’une pratique sportive régulière pour réduire les risques de chute
S’entraîner pour limiter les risques de chute. Le Bureau de prévention des accidents (BPA) met en garde : en moyenne 90'000 seniors se blessent chaque année en Suisse en tombant. Des accidents qui engendrent des coûts de l’ordre de 1,7 milliards de francs. Afin de réduire le nombre d’accidents, une étude du BPA met en avant les vertus de la pratique sportive qui permet, par exemple « d’augmenter son équilibre pour se rattraper plus facilement », explique Nicolas Kessler. Que ce soit la marche, le yoga ou encore « se brosser les dents sur une jambe », le porte-parole du BPA relève que « toute activité physique est bonne à prendre ».
Nicolas Kessler : « Il est important de commencer à suivre un entrainement physique assez tôt »
Pour Ryan Korbati quand on parle d’entraînement pour les seniors, le maître mot est l’adaptation. « A partir de 60 ans, on ne récupère plus la même chose », développe le coach sportif. « Les exercices en fitness vont être beaucoup moins poussés ».
Ryan Korbati : « On essaie de plus travailler par exemple avec des élastiques »
Les moniteurs et prestataires d’activités physique ont donc un rôle important à jouer dans la prévention des risques. « En Suisse, il existe une multitude d’offres pour les séniors » se réjouit le porte-parole du BPA. Cependant, « seuls 15% des responsables de cours conçoivent ces derniers avec tous les éléments de prévention des chutes », révèle Nicolas Kessler.
Nicolas Kessler : « Il faut s’entrainer au minimum trois fois par semaine, pendant 30 minutes »
Ryan Korbati rappelle, lui, qu’il est important de bien gérer « l’à-côté », à savoir la nutrition et le sommeil. Il est également primordial de bien se renseigner sur les antécédents médicaux des clients plus âgés. Et l’enjeu pour le coach sportif, c’est avant tout important de lutter contre la sédentarité. « Moins on fait, moins on peut faire », regrette Ryan Korbati.
Ryan Korbati : « Même si ce n’est que marcher tous les jours, c’est très important »
Le coach sportif rappelle également que de pratiquer du sport est bon pour la santé mentale. « On est des animaux sociaux, il faut qu’on échange avec les autres. Ça peut même être une source de motivation de venir à la salle », déclare Ryan Korbati. /vfe-lgn










