Dialogue difficile entre sociétés locales et autorités à La Chaux-de-Fonds

Le ramassage du vieux papier par les clubs de la ville, c’est terminé à La Chaux-de-Fonds. ...
Dialogue difficile entre sociétés locales et autorités à La Chaux-de-Fonds

Le ramassage du vieux papier par les clubs de la ville, c’est terminé à La Chaux-de-Fonds. Une nouvelle qui passe mal au sein du Groupement des sociétés locales. Le GSL souffre de n’être ni écouté ni entendu par les autorités

Yolande Michel s'interroge sur l'avenir du Groupement des sociétés locales qu'elle préside. Yolande Michel s'interroge sur l'avenir du Groupement des sociétés locales qu'elle préside.

La communication ne passe plus, ou mal, à La Chaux-de-Fonds, entre le Groupement des sociétés locales (GSL) et les autorités communales. Un dernier exemple en date de ce dialogue qui ne passe plus, le ramassage du vieux carton et du vieux papier. Traditionnellement, ce sont les sociétés locales qui s’en chargeaient, en collaboration avec le service des espaces publics. Une fois par mois, le samedi, la voirie mettait à disposition un véhicule avec chauffeur et les sociétés fournissaient les bénévoles. Une action qui permettait aux clubs d’encaisser 1'500 francs, calcule la présidente du GSL, Yolande Michel.

Or, à la lecture du calendrier de ramassage des déchets 2024, distribué en tout ménage à la fin de l’année dernière, on constate que la tournée mensuelle papier-carton du samedi a disparu. C’est désormais le mercredi que la voirie procède.

Yolande Michel, présidente du Groupement des sociétés locales : « Personne n’a été averti de cette décision »

Le Groupement des sociétés locales regrette, dans un courrier adressé aux médias, qu’aucun mot d’explication sur ce changement ne lui ait été adressé. « Si le GSL avait été contacté, avant la mise en place de cette décision, nous aurions souligné les retours positifs de nos membres sur l’aspect éducatif de cette démarche (…) sans compter l’apport financier bienvenu pour nos sociétés », peut-on lire.

Responsable des espaces publics, le conseiller communal Patrick Herrmann reconnait une erreur de communication, mais pas de négliger les sociétés locales.

Patrick Herrmann, conseiller communal chaux-de-fonnier : « Le meilleur exemple c’est tout ce qu’on fait pour les manifestations spontanées en ville, à qui on fournit tout, et tout gratuitement »

Et d’évoquer les raisons de la fin de la collaboration avec les sociétés locales : la difficulté de trouver des bénévoles suffisamment âgés et prêts physiquement à passer leur samedi derrière un camion poubelle, les effectifs minimaux du service des espaces publics et le surcoût du travail du samedi.

Patrick Herrmann : « Nous sommes talonnés par le législatif au niveau des postes de travail. Nous avons vraiment un nombre minimal au niveau de nos effectifs »

L’abandon de cette collaboration entre la Ville et le GSL n’est que la pointe de l’iceberg, estime Yolande Michel. Elle regrette que le groupement qu’elle préside ne soit pas plus entendu et écouté par les autorités communales et que plus aucun représentant de la Ville ne participe aux assemblées générales.

Yolande Michel : « Nous n’avons pas été écoutés, consultés ou invités à participer aux actions de la ville »

Au fil des ans, le GSL voit ses rangs s’éroder. En 2013, il comptait 92 membres. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 46. Le groupement espère être mieux reconnu par la ville, plus impliqué. Ça serait une opération gagnant-gagnant explique Yolande Michel.

Yolande Michel : « Nous pourrions fournir à la ville de la main-d’œuvre bénévole et ça permettrait que nos membres se rendent compte que le GSL existe aussi pour eux »

Le GSL se pose des questions sur son avenir et sa survie. Il mise beaucoup sur la future place du Marché piétonne pour se positionner sur l’échiquier de la ville en proposant par exemple à ses membres de se présenter au public. C’est ce qu’a déjà fait la Société d’escrime à l’occasion du marché du samedi. Une action qui a connu un certain succès puisque le club a pu y recruter plusieurs nouveaux membres.

Yolande Michel : « Notre dernier espoir c’est la place du Marché piétonne »

Le conseiller communal Patrick Herrmann se veut rassurant. S’il n’a jamais eu de contact avec le GSL jusqu’ici, sa porte reste toujours ouverte pour une discussion. /cwi


 

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