Les fêtes de fin d’années riment souvent avec achat de jouets. Des cadeaux qui ont évolué avec le temps et les modes de vente. Pour les magasins indépendants, l’important est aussi de se démarquer face à la concurrence des grandes enseignes
A Noël, la frénésie des cadeaux est une source de revenus importante pour les commerces. Parmi les magasins, ceux consacrés aux jouets connaissent un certain succès en cette période. Reste que pour les boutiques indépendantes, comme dans d’autres branches, il faut savoir rivaliser avec la vente en ligne et la concurrence des grandes enseignes pour survivre. De plus, après la pandémie, s’ajoute ces dernières années le poids de l’inflation.
Etienne Aubry, co-responsable du magasin familial Arc-en-Ciel à Neuchâtel
La baisse du pouvoir d’achat se ressent, même si les magasins indépendants peuvent aussi compter sur une clientèle fidèle et consciente de l’importance des entreprises locales.
Fabien Zennaro, fondateur de la Fab’Brique à La Chaux-de-Fonds, spécialisée dans les Lego
Pour exister, les boutiques doivent se démarquer dans un monde en constante évolution. Ouvert en 1993 par la famille Aubry, le magasin Arc-en-Ciel a vu passer plusieurs générations. Le glissement vers le tout numérique est une concurrence féroce, mais offre aussi la possibilité aux indépendants d’être parmi les derniers à offrir un contact physique avec la marchandise et des conseils sur mesure.
Etienne Aubry, co-responsable du magasin familial Arc-en-Ciel à Neuchâtel
La diversification de l’offre est aussi un outil utilisé par les indépendants pour exister face aux grandes enseignes. Si rivaliser sur les prix est aujourd’hui impossible, des produits inédits sont proposés. La Fab’Brique propose par exemple la tour Espacité en Lego ou des figurines des joueurs du HCC.
Fabien Zennaro, fondateur de la Fab’Brique à La Chaux-de-Fonds, spécialisée dans les Lego
Une stratégie qui semble fonctionner pour les indépendants, conscients de ne pas jouer dans la même cour que les grandes surfaces. Avec des budgets publicitaires bien plus importants et des prix parfois cassés, le jouet y fait partie des produits d’appels.
Etienne Aubry, co-responsable du magasin familial Arc-en-Ciel à Neuchâtel
Entre commerçants et grandes surfaces, la cohabitation n’est donc pas impossible, de quoi donner du choix au Père Noël. /rgi









