Le bras de fer se poursuit autour de la Grande Salle de Bevaix

Dix ans après l’éclosion du projet, le projet de nouvelle Grande Salle attend toujours à Bevaix ...
Le bras de fer se poursuit autour de la Grande Salle de Bevaix

Dix ans après l’éclosion du projet, la nouvelle salle de gym attend toujours à Bevaix. Les autorités ont levé les oppositions à la construction de la structure en novembre, mais les opposants prévoient maintenant de lancer un référendum

Les gabarits sont posés depuis de nombreux mois devant la Grande Salle de Bevaix, mais les travaux doivent encore attendre. Les gabarits sont posés depuis de nombreux mois devant la Grande Salle de Bevaix, mais les travaux doivent encore attendre.

On s’était dit rendez-vous dans dix ans, la Grande Salle de Bevaix attend toujours. Lancé en 2013, le projet de nouvelle halle de gym double au centre du village n’a pas encore vu ses travaux commencer.


Oppositions multiples

En dix ans, un chauffage à distance et un parking souterrain se sont ajoutés au projet initial, désormais devisé à « environ 20 millions de francs », estime Tom Egger, conseiller communal en charge du dossier. Une somme conséquente qui a suscité des oppositions après le dépôt du permis de construire fin 2022, mais un montant nécessaire, selon Tom Egger : « pour une salle simple, celle de Gorgier par exemple, on avoisine les dix millions, alors une salle double et un parking souterrain, ça coûte environ vingt millions ».

Tom Egger 

Mais l’argent n’est pas la seule donnée remise en cause par les opposants. « Un chauffage d’appoint au gaz est prévu, nous trouvons cela discutable », explique Philippe Ribaux, membre du collectif d’opposants. Quant au parking situé proche de l’école, il engendrerait, selon lui, « des problèmes de sécurité, car les voitures seront plus nombreuses et la circulation sera différente ».

Philippe Ribaux

De leur côté, les autorités estiment, elles, que la forme actuelle du projet peut convenir à tout le monde. « Certains opposants veulent un parking plus grand, d’autres aucun parking, c’est toujours compliqué de trouver un bon compromis », explique Tom Egger.

Tom Egger 

Référendum dans l’air

Sur la trentaine d’oppositions qui ont fait suite au dépôt du permis de construire en 2022, quelques-unes ont été retirées après discussions, mais la majeure partie a été levée en novembre, car les aspects du projet remis en cause étaient tous conforme à la légalité.

Les opposants ne souhaitent pas pour autant en rester là. Mais plutôt que de faire recours au tribunal cantonal, ils entendent lancer un référendum, comme l'indique Littoral Région. « Ce n’est pas sûr qu’on ait droit à une victoire au tribunal cantonal, et ça nous aurait demandé d’engager des frais d’avocats conséquents », précise Philippe Ribaux. « Un référendum n'est pas facile non plus, mais il y a beaucoup de points d'oppositions et tout le monde peut se reconnaître », poursuit-il.

Philippe Ribaux 

Dénouement en 2024 ?

Selon Tom Egger, le crédit sera demandé au printemps ou à l’été prochain au Conseil général, « mais de toute façon lors de cette législature ». Les opposants prévoient de lancer le référendum à ce moment-là, si le crédit est accepté, pour tenter d’obtenir les quelque 700 signatures nécessaires. Si le référendum n'a pas lieu ou échoue, les travaux commenceraient à l’automne 2024, dans le cas contraire, le chantier attendrait « encore plusieurs années », conclut Tom Egger. /gjo


 

Actualités suivantes

Articles les plus lus