Un ralentissement se laisse déjà entrevoir dans le secteur horloger. Alors que les chiffres 2023 sont historiques, les responsables suisses de la branche refusent de trop se réjouir
Désormais, dans le secteur horloger, « les crises ne se succèdent plus au niveau mondial, elles se superposent ». C’est le constat de Ludovic Voillat. Le secrétaire général de la Convention patronale de l’industrie horlogère suisse dresse un état des lieux contrasté de la branche, qui sort pourtant d’une année 2023 record : pour la première fois depuis un demi-siècle, les effectifs totaux ont dépassé la barre des 65'000 collaborateurs. Un quart de l’emploi se situe dans le canton de Neuchâtel.
Ces bons résultats, ils s’expliquent selon par « la qualité des produits développés par l’industrie horlogère et microtechnique » et par « sa capacité d’innovation ». C’est principalement le secteur administratif qui s’est étoffé cette année, un phénomène qui est récurrent dans la branche lors des époques économiquement favorables. Cela dit, en ce qui concerne 2024, Ludovic Voillat fait preuve de retenue. « On constate un ralentissement de la progression » pour les exportations, observe-t-il. C’est également le cas dans le domaine de la sous-traitance. /sbm-sma-jhi









