Un peu moins de 400'000 véhicules l’empruntent chaque année. Le parking du Seyon fête ses 50 ans cette année. C’est en 1973 que se constitue la société anonyme qui portera les travaux de construction de l’ouvrage, menés trois ans plus tard. Ce jubilé a été marqué par un apéritif offert aux actionnaires lundi.
Le parking a remplacé les dépôts de l’ancienne Grande Brasserie, située en face. Il y avait là un des rares emplacements suffisamment grands pour y accueillir l’ouvrage, sans s’éloigner trop du centre-ville, selon Adrien Wyssbrod, l’historien qui a été chargé de réaliser une brochure retraçant l’histoire des lieux. Il rappelle également que les premières années d’exploitation du parking ont été difficiles sur le plan financier. Son destin est étroitement lié à la création de la première zone piétonne de Suisse en 1979 à Neuchâtel. C’est grâce à cela que le parking a « décollé », explique Adrien Wyssbrod. Jusque-là, les clients du centre-ville pouvaient en effet parquer gratuitement près des commerces.
L'historien Adrien Wyssbrod
« Il y a 50 ans la voiture était reine. Sans doute qu’aujourd’hui elle ne l’est plus. Il faut trouver un équilibre entre la mobilité collective, la mobilité douce et la mobilité individuelle », indique Patrick Nicolet, président du conseil d’administration du parking du Seyon.
L’intérieur des sept premiers étages de l’ouvrage a été entièrement rénové et remis en conformité en 2018 du point de vue technique et en matière d’aération notamment. Cette année, deux appartements et une zone administrative ont été créés sur le toit du parking, après plusieurs années de procédure.
Les propriétaires de l’ouvrage envisagent encore de refaire la façade et de poser des panneaux photovoltaïques, ainsi que davantage de bornes de recharge pour les véhicules électriques.
Patrick Nicolet, président du conseil d'administration du parking du Seyon
Le parking du Seyon compte aujourd’hui 377 places. Il profite de la nouvelle politique de mobilité de la Commune qui vise à réduire le nombre de véhicules parqués en surface en ville de Neuchâtel.
Début 2025, 500 places de parc disparaîtront avec la suppression du parking des Jeunes-Rives et de celui de Panespo. /sbm











