Neuchâtel a enfin trouvé un acheteur pour son domaine de la Cité-Joie à Haute-Nendaz. Acquise par la Ville en 1973, la colonie qui a accueilli durant de nombreuses années des camps de ski des écoles de la ville de Neuchâtel sera cédée à la commune de Nendaz. L’acte de vente devrait être signé ce jeudi. Le montant de la transaction reste pour l’heure inconnu. À ce sujet, les Neuchâtelois renvoient aux Valaisans et les Nendards attendent d’avoir paraphé les papiers et informé l’assemblée citoyenne avant de dévoiler le montant.
Des tractations entre les deux parties avaient déjà eu lieu en 2018, mais elles n’avaient pas pu se concrétiser. Quelques années plus tôt, c’est un investisseur asiatique, appuyé par les autorités communales valaisannes qui avait renoncé, aidé par le législatif de Neuchâtel qui avait freiné des quatre fers.
Nicole Baur, conseillère communale, responsable de la formation, des sports, de la famille et de la santé : « C’est un chalet assez vétuste »
Cette fois, les choses semblent bien engagées. Le gérant de la Cité-Joie sera maintenu en place. Quant aux skieurs neuchâtelois, ils auront toujours la possibilité d’investir le chalet, mais ils ne seront plus prioritaires. Ils étaient d’ailleurs de moins en moins nombreux à cocher cette destination pour leurs vacances de ski. Un argument en plus pour Neuchâtel de se séparer de ce bien immobilier qui aurait demandé des rénovations.
« Ce n’était plus une carte importante de la politique immobilière de la commune »
De son côté, la Commune de Nendaz prévoit de mettre la parcelle de 15'000 mètres carrés nouvellement acquise en zone touristique, afin de favoriser l’accès aux sports de neige pour les jeunes. « La colonie répond aux besoins de la population. Elle est très bien située dans la station », explique le président, Frédéric Fragnière. Et d’ajouter que les autorités communales vont réfléchir à lancer un projet de rénovation. Le chef de l’exécutif reste toutefois prudent sur l’avenir, « parce qu’on a déjà été déçu deux fois ». / rgi-cwi









