« Amok » a bien fonctionné vendredi à Cortaillod

Le protocole de prévention des attaques dans les écoles a été déployé vendredi. Un homme menaçant ...
« Amok » a bien fonctionné vendredi à Cortaillod

Le protocole de prévention des attaques dans les écoles a été déployé vendredi. Un homme menaçant s’est introduit dans le périmètre d’une école primaire. Le Service de l’enseignement obligatoire est préparé à réagir dans de telles situations

Jean-Claude Marguet, chef du Service de l’enseignement obligatoire du canton de Neuchâtel, était invité dans La Matinale lundi. Jean-Claude Marguet, chef du Service de l’enseignement obligatoire du canton de Neuchâtel, était invité dans La Matinale lundi.

Rien n’est laissé au hasard ! L’école neuchâteloise est préparée à réagir en cas de situation délicate. Vendredi dernier, le dispositif « Amok » a été déployé à l’école primaire de Cortaillod. Il a permis de mettre rapidement à l'abri les élèves à la suite de l’intrusion d’un individu suspect dans le périmètre du collège. L’homme est arrivé en Suisse mercredi dernier. Il avait dans la foulée fait une demande au Centre de requérants d’asile de Boudry. L’individu était connu sous plusieurs identités et de plusieurs services de police dans d'autres pays européens, principalement pour des faits de violences, ont indiqué samedi le ministère public et la Police neuchâteloise.

Jean-Claude Marguet, chef du Service de l’enseignement obligatoire du canton de Neuchâtel, a voulu souligner lundi dans La Matinale « l’excellent travail qui a été réalisé par l’école, par la direction, par le personnel de service en étroite collaboration avec la Police neuchâteloise. » Cette collaboration permet de travail avec tous les acteurs pour « parer ou essayer de régler une telle situation ». Cette réflexion est menée depuis 2005 quant aux différents risques auxquels une école est exposée. « Ça peut être des incendies, des enlèvements, des accidents, des décès, on a toute une palette de risques et on a préparé les enseignants à réagir face à de tels actes. » Une première formation s’est déroulée entre 2015 et 2016. « Ça s’est fait de manière progressive. Et chaque fois que nous avons de nouveaux enseignants, de nouveaux staffs de directions d’écoles, ils sont directement amenés à participer à des formations pour gérer les situations critiques. »

Le Canton de Neuchâtel a un protocole de situations critiques qui est mis en place pour chaque école. Et ensuite, a expliqué Jean-Claude Marguet, « on a Amok qui vient du mot malais qui veut dire fou furieux. C’est quand une personne est hors de contrôle et qui pénètrerait dans le périmètre scolaire ou dans une école et comment on va réagir par rapport à cela. » Le protocole n’a été déclenché qu’à une autre reprise en janvier 2015.

Les élèves et enseignants ont repris le chemin de l’école lundi matin à Cortaillod. Certains ont été très choqués. Jean-Claude Marguet a indiqué « qu’une cellule de crise a été mise en place très rapidement avec des soutiens psychologiques avec la direction d’école, avec les Services sociaux éducatifs. Les enseignants pourront s’appuyer sur cette cellule, on aura également des policiers en civil qui assureront une présence pour cette reprise. » Cette cellule a été mise sur pied vendredi et elle va continuer de travailler ces prochains jours. /sma-sbm


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