Peine confirmée pour un trafiquant de drogue

La Cour pénale à Neuchâtel l’a condamné à 50 mois de prison et expulsion du territoire suisse ...
Peine confirmée pour un trafiquant de drogue

La Cour pénale à Neuchâtel l’a condamné à 50 mois de prison et expulsion du territoire suisse. L’homme ne niait pas le trafic mais les quantités de crystal vendues et demandait de finir sa peine dans une institution contre les addictions

La porte d'entrée de la Cour pénale située au Château de Neuchâtel. (Image d'archives) La porte d'entrée de la Cour pénale située au Château de Neuchâtel. (Image d'archives)

Il restera en prison et quittera la Suisse à l’issue de sa peine. La Cour pénale de Neuchâtel a confirmé ce jeudi la condamnation d’un homme à 50 mois de prison ferme et une expulsion du territoire pendant dix ans pour un important trafic de stupéfiants. Elle a refusé, comme en première instance, de commuer cette peine en traitement institutionnel contre les addictions.

L’appel du prévenu ne portait pas sur le trafic, mais sur la quantité de stupéfiants vendue, largement exagérée selon lui. De ce fait, il espérait une diminution de sa peine. Son avocat, qui ne le représentait pas encore lors de la procédure, estime que son client a fait confiance à son premier mandataire qui lui aurait dit de tout admettre « pour faire avancer la procédure ». La Cour ne lui a pas donné gain de cause. Comme en première instance, elle a retenu 500 grammes de crystal en un an, entre août 2020 et août 2021, pour un bénéfice de plus de 50'000 francs. Des quantités importantes, a rappelé le Ministère public et qui ont mis « la santé des consommateurs gravement en danger ». Ce à quoi la défense a répliqué qu’il fallait faire une différence entre un vendeur et un consommateur qui vend pour pouvoir consommer.


Expulsion confirmée

Le Tribunal cantonal a aussi maintenu l’expulsion du territoire. Un point qui n’a pas été longuement débattu lors de l’audience de ce jeudi. Le prévenu savait qu’il allait de toute manière quitter la Suisse à l’issue de sa peine. Il avait déjà été condamné à une expulsion par le Tribunal de La Broye et du Nord vaudois. Mais il a indiqué que son expulsion allait à « l’encontre des droits de l’homme et de l’amour. Les gens que j’aime sont ici. Mes enfants ont le droit d’avoir leur père. Ce n’est pas logique. » Le prévenu espérait pouvoir purger le solde de sa condamnation dans une institution contre les addictions. La défense a relevé que si son client ne pouvait pas rester en Suisse, il fallait au moins lui donner une dernière chance. Une chance qui passe par une mesure thérapeutique en institution afin « d’éviter de le relâcher dans la nature et qu’il retourne dans ses travers ». Le Ministère public s’y était opposé dans son réquisitoire. Il a relevé l’absence de motivation du prévenu à s’investir dans une telle mesure. Il a aussi rappelé que l’homme y était déjà allé par deux fois.

Le jugement peut faire l’objet d’un recours au Tribunal fédéral. /sma


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