Médecins du Monde : « On s’en fout »

Ce slogan un brin provocateur a été choisi par l’ONG pour une exposition dans le cadre de ses ...
Médecins du Monde : « On s’en fout »

Ce slogan un brin provocateur a été choisi par l’ONG pour une exposition dans le cadre de ses trente ans d’existence. Le message est clair : peu importe où et qui, la santé passe avant tout

Directrice de Médecins du Monde Suisse, Morgane Rousseau était invitée de La Matinale jeudi. Directrice de Médecins du Monde Suisse, Morgane Rousseau était invitée de La Matinale jeudi.

Médecins du Monde Suisse, dont le siège est à Neuchâtel, célèbre cette année ses trente ans. Pour marquer le coup, l’ONG met sur pied une exposition à La Petite Rochette à Neuchâtel. Elle est intitulée « On s’en fout », un titre délibérément provocateur et sera vernie ce jeudi dès 18 heures. Morgane Rousseau, directrice de Médecin du Monde Suisse a expliqué jeudi, dans La matinale RTN, que ce thème délivrait un double message. « D’une part, c’est la lutte contre l’indifférence, c’est piqué un peu les gens, les déranger pour lutter contre cette indifférence qui nous gagne tous au quotidien contre certaines horreurs. Et d’autre part, rappeler le positionnement de Médecins du Monde, la déontologie médicale qui est à l’origine de l’organisation qui est de soigner la population, peu importe l’origine, la couleur de peau, la raison de la situation dans laquelle les personnes viennent nous voir.

Soigner, témoigner et accompagner le changement c’est un peu le mantra de Médecin du Monde. » Morgane Rousseau a rappelé que l’ONG allait là où on avait besoin d’elle. Mais aussi là où d’autres ne vont pas « c’est-à-dire là où il manquerait certains acteurs. On essaye d’aller au plus près des besoins des populations ». La directrice de Médecin du Monde est aussi revenue sur les trente ans de l’ONG et de son travail de terrain. Et elle distingue deux choses. « Notre travail ici en Suisse, au siège de Neuchâtel, qui évolue beaucoup, qui devient très administratif. (…) Il y a aussi une question de posture qui évolue. On parlait à l’époque du tiers-monde, on allait aider les autres. Maintenant, on considère davantage qu’on est tous sur le même bateau. On trouve des partenaires, des acteurs avec lesquels on essaye de construire ensemble. (…) Et en matière de santé et de santé publique, il y a aussi eu des avancées considérables. » La situation en Suisse a aussi passablement changé ces trente dernières années. « On a de plus en plus de besoins qui émergent au niveau de la population en Suisse. » /sma


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