La Brasserie de l’Avenir est toujours zurichoise

La bière est produite à La Chaux-de-Fonds, mais l’entreprise est toujours domiciliée dans le ...
La Brasserie de l’Avenir est toujours zurichoise

La bière est produite à La Chaux-de-Fonds, mais l’entreprise est toujours domiciliée dans le canton de Zurich. Et ce sera comme ça tant que la Brasserie de l’Avenir ne dégagera pas de bénéfice opérationnel. La donne pourrait changer d’ici 2 à 3 ans, estime son propriétaire 

Le Brasserie de l'Avenir a ses locaux dans l'ancienne usine électrique de La Chaux-de-Fonds. (Photo: archives) Le Brasserie de l'Avenir a ses locaux dans l'ancienne usine électrique de La Chaux-de-Fonds. (Photo: archives)

La Brasserie de l’Avenir a beau produire de la bière à La Chaux-de-Fonds depuis 2019, son siège social est toujours dans le canton de Zurich. Là où son propriétaire possède une autre entreprise qui vise le même but. Même s’il est de nature optimiste, le propriétaire doit reconnaitre que tout n’est pas allé exactement comme prévu. Dès le départ ou presque, Adrien Weber, comme le reste de la planète, a dû faire face à la pandémie de Covid-19. Quand on produit de la bière pour les établissements publics et que ceux-ci doivent garder portes closes, difficile de faire des affaires. « On a perdu deux ans », estime le patron de la brasserie chaux-de-fonnière, qui souligne au passage que son entreprise n’a pas reçu d’aide. Et puis, Adrien Weber est arrivé sur un marché qu’il savait difficile. Les restaurateurs et autres tenanciers débits de boissons sont très souvent liés à des brasseries par contrat, généralement pour une durée de cinq ans. Il faut donc être patient pour faire sa place. 

De plus, le marché régional n’est pas le même qu’à Zurich. Il manque quelques gros clients, reconnait le patron de l’Avenir, de ceux qui commandent entre 60 et 120 futs par semaine. Ici, ils sont plutôt de taille moyenne et écoulent dans le même laps de temps de six à dix futs. Malgré tout, l’entreprise produit entre 4'000 à 5'000 hectolitres de mousse annuellement. Insuffisant pour dégager un bénéfice opérationnel et engager plus de personnel, notamment pour gérer l’administratif. 

En attendant c’est Adrien Weber qui s’occupe de la paperasse lui-même, depuis Zurich. Il estime que d’ici deux à trois ans, il pourra déléguer cette tâche, qu’il n’apprécie pas particulièrement, à quelqu’un en poste à La Chaux-de-Fonds et domicilier son entreprise dans le canton de Neuchâtel. 

Ne pas réaliser de bénéficie opérationnel ne signifie pas que la Brasserie de l’Avenir ne paye aucune contribution. Selon les calculs de son patron, l’entreprise verse 170 francs au canton de Zurich et presque 8'000 à celui de Neuchâtel chaque année. A ce jour, l’entreprise zuricho-chaux-de-fonnière a créé 4,5 postes, dont deux sont occupés par des brasseurs et le reste par des vendeurs.

La Brasserie de l’Avenir, c’est une entreprise, mais c’est aussi un bâtiment classé qui abrite notamment une horloge monumentale électrique élaborée au début du 20e siècle. Elle est en panne et le propriétaire aimerait bien la restaurer. Là encore, rien n’est simple. Malgré ses recherches chez des horlogers de la région et auprès des autorités communales, Adrien Weber n’a encore trouvé personne prêt à s’attaquer à cette mécanique. Le 24 juillet dernier l’édifice n’a pas échappé à la tempête qui a balayé le Montagnes neuchâteloises. Des fenêtres ont volé en éclats, le toit et la porte principale ont été endommagés. Comme le reste des propriétaires touchés, le patron de la brasserie prend son mal en patience et attend que les artisans, souvent sursollicités, trouvent le temps de venir procéder aux réparations. /cwi 


 

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