Neuchâtel se préoccupe de l’intégration de ses séniors

Le Canton propose aux communes un catalogue de mesures pour lutter contre l’isolement des personnes ...
Neuchâtel se préoccupe de l’intégration de ses séniors

Le Canton propose aux communes un catalogue de mesures pour lutter contre l’isolement des personnes âgées. Trois communes se sont portées volontaires pour participer à la phase pilote, dont La Grande Béroche

Tom Egger, conseiller communal à La Grande-Béroche, était invité dans La Matinale jeudi. Tom Egger, conseiller communal à La Grande-Béroche, était invité dans La Matinale jeudi.

Le Canton de Neuchâtel lutte contre l’isolement des personnes âgées. Il propose un projet clé en main pour améliorer le sort des ainés. Ce mode d’emploi, présenté mardi, s’appelle ReliÂges. Il s’agit d’un catalogue de mesures destinées aux communes. Une phase pilote a été menée à Neuchâtel, La Grande-Béroche et Val-de-Ruz. ReliÂges a été initié par le Service cantonal de la santé publique en collaboration avec l'association objectif:ne.

Tom Egger, conseiller communal à La Grande Béroche et président de la Conférence des directeurs communaux en charge de la santé, a expliqué jeudi dans La Matinale « que le but est de prévenir l’isolement des personnes âgées et améliorer leur qualité de vie. » À La Grande Béroche, deux villages ruraux ont été sélectionnés : Fresens et Montalchez. « Deux villages qui sont complètement excentrés par rapport au centre que seraient les villages de Saint-Aubin, Gorgier ou Bevaix. Il y avait vraiment un problème de mobilité des personnes de plus de 65 ans. Et puis au sein du village de Fresens, il y avait une ancienne école qui était déjà utilisée à l’époque et l’idée c’était de rénover cette école pour en faire un lieu de rencontre. Ce lieu de rencontre avait été plébiscité à l’époque par une étude de terrain réalisée par l’Université de Neuchâtel. » Ce lieu est devenu un lieu de rencontre intergénérationnel « où l’on peut faire des cours de danse, de tricot, venir au marché de Noël, on peut également y faire à manger, car on a installé une cuisine. »

L’élément essentiel de la réussite de ReliÂges est que la base, c’est-à-dire les séniors, sont consultés sur leur besoin. « Les besoins ne sont pas les mêmes à Fresens ou Montalchez qu’à Neuchâtel, ni même à Cernier. » Actuellement, mis à part les communes pilotes, seule une collectivité s’est montrée intéressée au projet. Il s’agit de Saint-Blaise. Pour Tom Egger, ce n’est pas complètement surprenant. « Il y a un catalogue d’actions. Ces actions, il n’y a plus qu’à les mettre en œuvre. Sauf qu’au niveau des communes, il n’y a souvent pas de personnel qui s’occupe de la santé. Il y a un ou une cheffe de dicastère et c’est finalement au bon vouloir de la personne de mener à bien ce projet. Ce qui peut expliquer que les communes ne se pressent pas pour mettre en action ce catalogue. » /sma


 

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