Les citoyens de La Grande-Béroche sont appelés à voter le 26 novembre sur le changement d’affectation de deux parcelles. Les autorités souhaitent y développer de l’habitat et des commerces. Les opposants dénoncent un projet inadéquat et surdimensionné
C’est une friche à l’abandon depuis plus de 20 ans et les autorités de La Grande-Béroche souhaitent lui donner une nouvelle vie. Les citoyens de la commune sont appelés aux urnes le 26 novembre pour se prononcer sur le changement d’affectation de deux parcelles situées dans le secteur de la gare de Gorgier-Saint-Aubin. Il s’agit de les faire passer de zone industrielle en zone mixte. Objectif : construire des logements et développer des commerces. Les autorités envisagent d’y accueillir au maximum 420 habitants et cent emplois. Mais ce changement d’affectation est contesté par un référendum du « comité citoyen pour un développement harmonieux de La Grande-Béroche ». Tour d’horizon des arguments des deux camps.
Ne pas faire de La Grand-Béroche « une cité dortoir »
Pour les opposants, il est fondamental que les citoyens se prononcent sur l’avenir de ce secteur, car les impacts du projet ne sont pas négligeables. Ils dénoncent une densification extrême qui conduira à la création « d’une cité dortoir ». Ils estiment aussi que les infrastructures communales actuelles, routes, STEP, déchetterie, accueil pré et parascolaire notamment, sont insuffisantes pour accueillir des centaines de nouveaux habitants. En outre, les référendaires souhaitent conserver une zone industrielle pour y installer de nouvelles PME. À leurs yeux, il faut d’abord développer l’activité économique en maintenant les emplois sur le territoire communal, puis accueillir de nouveaux habitants et ensuite les commerces suivront.
« Remettre de la vie dans la zone Pôle de gare »
Le Conseil communal et le Conseil général, dont tous les partis politiques représentés au législatif, recommandent de voter oui à cette réaffectation. Pour eux, ce projet doit permettre de dynamiser la région au travers d’habitats attractifs, l’installation de commerces et de services de proximité tout en favorisant la mobilité douce grâce à la gare, juste à côté. L’emplacement est jugé idéal, à mi-chemin des centres de Gorgier et de Saint-Aubin, avec vue imprenable sur le lac et les Alpes. Il s’agit d’y développer un quartier durable avec une forte densité d’espaces verts, des zones de rencontre avec entre 25 et 50% de surfaces consacrées à des logements à loyer modéré et des appartements pour les seniors et les personnes à mobilité réduite. Pour les partisans du projet, de nouveaux logements sont nécessaires à La Grande-Béroche mettant en avant un taux de 0,92% d’appartements libres, en dessous du seuil de pénurie situé à 1,5%. /jpp









