Le drame de La Neuveville à nouveau au centre des discussions

Plus de six ans après le décès de deux femmes et d’une chienne au port de la cité médiévale ...
Le drame de La Neuveville à nouveau au centre des discussions

Plus de six ans après le décès de deux femmes et d’une chienne au port de la cité médiévale, le Tribunal régional Jura bernois-Seeland va auditionner huit prévenus mardi prochain. Ils sont accusés d’homicide par négligence

Le drame de La Neuveville a fait trois victimes en mai 2017. (Photo : archives) Le drame de La Neuveville a fait trois victimes en mai 2017. (Photo : archives)

En mai 2017, une femme de 24 ans, se promène au bord du lac avec sa chienne de sauvetage. Après avoir touché une barrière, l’animal tombe à l'eau, inanimé. Sa maîtresse plonge alors pour l’en sortir et se fait électrocuter. Une touriste néerlandaise tente de leur venir en aide et subit le même sort. Les trois victimes décèdent.

 

Une enquête de longue haleine

L’enquête de la Police cantonale mène à un câble endommagé au niveau de la barrière du port. En parallèle, le Conseil municipal de La Neuveville ouvre une enquête administrative, menée par un expert externe. La Commune finit par suspendre l'un des employés. Quelques mois plus tard, un juriste présente un rapport sur les circonstances du drame. Ce document pointe du doigt des dysfonctionnements au sein de la Municipalité, notamment la prise de décision concernant l’installation de la ligne électrique en question. La complexité de l’affaire nécessite une longue procédure, sans compter un recours et la pandémie de coronavirus qui ralentit encore l’enquête. Ce n’est qu’à la fin de l’année passée que la police clôture l’instruction. Elle confirme la théorie de la fuite d’électricité en raison d’un câble endommagé.

 

Deux semaines de procès

Des membres du personnel communal de l'époque sont « soupçonnés d’avoir modifié le système de sécurité de l’installation et de ne pas avoir pris les mesures nécessaires après avoir appris cette modification ». Le procès durera sur deux semaines au Tribunal régional Jura bernois-Seeland, à la Societ’halle de Moutier. Devant l’unique juge, les huit prévenus risquent jusqu'à deux ans d'emprisonnement au maximum. /ehe-epe

 

 

 

 


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