Les repas gratuits disparaissent à Travers

Alors qu’ils rassemblaient au minimum 20 personnes dans le besoin, il n’y aura plus de repas ...
Les repas gratuits disparaissent à Travers

Alors qu’ils rassemblaient au minimum 20 personnes dans le besoin, il n’y aura plus de repas gratuits le jeudi. L’association « Merci d’exister » a décidé de ranger ses plaques, faute de bénévoles en cuisine

Claude Jaccard, président de l'association « Merci d’exister » à Travers, ici dans son commerce. Claude Jaccard, président de l'association « Merci d’exister » à Travers, ici dans son commerce.

Ils ont accueilli jusqu’à près de 50 personnes dans le besoin lors d’un repas le jeudi à midi à Travers. Les bénévoles de l’association « Merci d’exister » ont dû se résoudre, non sans déception, à renoncer à leur action qui rencontrait pourtant toujours du succès. « Les raisons sont simples » explique le président Claude Jaccard, également commerçant indépendant à Travers. « Nous avions besoin de nouvelles mains en cuisine, mais malheureusement nous n’avons trouvé personne qui souhaitait s’engager bénévolement ». Obtenir les marchandises, faire les repas ou la vaisselle, autant d’actions qui demandent de l’investissement. Et le comité de Travers a dû se rendre à l’évidence : il ne pouvait plus tourner.

Claude Jaccard, président de l’association « Merci d’exister »

Les derniers repas ont été servis le 21 septembre. L’association avait alors pris une pause pour voir si elle pouvait continuer à tourner. Force est de constater que cela n’était plus possible. C’est finalement un encart dans le Courrier du Val-de-Travers jeudi dernier qui a annoncé la dissolution de « Merci d’exister ». Et l’arrêt des repas. « Il y a un peu d’amertume quand même, on se retrouve du jour au lendemain à devoir déposer les plaques, car il n’y a pas d’autres solutions » constate Claude Jaccard, tout en soulignant l’immense travail effectué par les bénévoles à ses côtés depuis la création de l’association en 2019.

« C’était un peu mon bébé »

D’autant plus que la démarche était unique au Val-de-Travers. Aujourd’hui, les personnes dans le besoin peuvent encore se tourner par exemple vers CORA à Fleurier, qui propose des repas deux mardis par mois, au prix de 15 francs. L’association « Panier solidaire » distribue également de la nourriture à des dizaines de bénéficiaires. Deux démarches saluées par Claude Jaccard : « Je ne me fais pas de soucis pour mon avenir, mais ça m’inquiète de voir tous ces gens dans des situations compliquées. » /swe


 

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