Lendemain d’hier difficile pour le PLRN

La pilule est dure à avaler pour le PLR neuchâtelois. Après la non-réélection de Philippe Bauer ...
Lendemain d’hier difficile pour le PLRN

La pilule est dure à avaler pour le PLR neuchâtelois. Après la non-réélection de Philippe Bauer au Conseil des États dimanche, le président des libéraux-radicaux, Fabio Bongiovanni, livre son analyse

Philippe Bauer n'a pas été réélu au Conseil des États (Photo : Bertrand Pfaff). Philippe Bauer n'a pas été réélu au Conseil des États (Photo : Bertrand Pfaff).

Le parti libéral-radical neuchâtelois s’est réveillé lundi matin sans représentant au Conseil des États après la non-réélection du sortant Philippe Bauer. Cela n’était arrivé qu’une fois depuis 1848, entre 2003 et 2007. Les libéraux-radicaux ont été devancés par le Parti socialiste et les Verts en termes de suffrages. Baptiste Hurni et Céline Vara ont du coup décroché les deux fauteuils à la Chambre des cantons. Une défaite amère pour le PLR, d’autant que Philippe Bauer était donné favori. Le président du parti Fabio Bongiovanni met en avant la forte mobilisation de l’électorat de gauche, mais aussi l’indiscipline au sein de ses propres rangs. « L’analyse des chiffres montre qu’effectivement certains électeurs PLR, ceux qui ont pris la liste PLR, ont aussi rajouté tant Baptiste Hurni que Céline Vara pour pouvoir départager en quelque sorte le candidat de la gauche. Ça a été un très mauvais calcul ». 

Fabio Bongiovanni, président du PLRN

En scrutant la provenance des suffrages, on peut voir que 606 voix de la liste PLR ont été données à Baptiste Hurni et 230 à Céline Vara. Mais aussi 226 à l’UDC Daniel Berger. À l’inverse, le nom de Philippe Bauer sur la liste socialiste n’a été ajouté que 123 fois et à 85 reprises sur la liste des Verts.

Après l’incrédulité, c’est donc l’heure de la remise en question. Quels enseignements le PLRN doit tirer ? « Qu’on doit justement travailler sur les explications, la compréhension des enjeux envers les membres », répond Fabio Bongiovanni.

Et est-ce que les libéraux-radicaux n’auraient-ils pas dû faire comme les Verts en mettant les deux locomotives Fabien Fivaz et Céline Vara sur la liste pour les États, et donc proposer une liste pour la Chambre des cantons composée du duo Philippe Bauer et Damien Cottier ? « Aujourd’hui, on se dit qu’on aurait dû faire différemment, puisqu’on a perdu le siège. On peut tout remettre en cause. Mais au moment où l’assemblée générale s’est prononcée, la solution que nous avons choisie nous semblait la plus opportune », conclut Fabio Bongiovanni.

/jpp


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