Dans les bois de Bevaix, le canapé forestier a été en partie détruit par un incendie pendant les dernières vacances scolaires. Le canapé forestier, c’est un enclos rond fait de branchages, qui permet aux écoliers de profiter d’un moment en nature et de recevoir un enseignement au grand air. Il a été victime des flammes le dimanche 8 octobre. Les pompiers et la police se sont rendus sur place mais n’ont pas pu déterminer si le sinistre était de nature intentionnelle.
Enseignants bouleversés
La situation suscite une vive émotion. Mercredi, les enseignantes du collège des Chatons ont adressé une lettre aux autorités communales. Elles y disent que ce lieu leur « tient à cœur » et qu’il joue un rôle important dans leur enseignement. Pour ces raisons, elles réclament des réponses. Que s’est-il passé ? Qui est responsable ? Elles se disent par ailleurs « surprises » de ce qu’elles considèrent comme un « manque d’informations » dans ce dossier et demandent qu’une plainte soit déposée afin de « pouvoir aller de l’avant ».
Le Conseil communal dit avoir été avisé du sinistre au début de cette semaine. Il a l’intention d’examiner la question lors de sa séance de la semaine prochaine. Pour le chef du dicastère des forêts, Tom Egger, l’intention est plutôt de déposer plainte, afin de ne pas laisser de potentiels vandales agir impunément. Mais avant de prendre sa décision, l’exécutif souhaite d’abord consulter des juristes afin de se renseigner sur la légalité de cette construction. Si le canapé n’avait pas vraiment sa place dans ce milieu naturel, le dépôt d’une plainte pourrait être dépourvu de sens.
Vers une reconstruction
Cela dit, la Commune est convaincue que ce canapé forestier est précieux pour les écoliers. Sur le principe, elle soutient sa reconstruction, quel que soit son statut légal, partant du principe qu’il est presque intégralement construit en bois et qu’il ne s’agit pas d’une structure pérenne.
Reste à savoir quand cet aménagement pourra être restauré. Dans leur lettre, les enseignantes expriment le souhait que les travaux aient lieu avant la fin de l’année et appellent de leur vœu la constitution d’un groupe de travail à cet effet. Mais cela pourrait avoir lieu plus tard. Sur place, le service forestier s’est attelé au nettoyage des lieux et a coupé trois arbres endommagés par l’incendie. Il a contacté plusieurs bénévoles en vue de reconstruire la structure, mais selon le garde forestier, les travaux n’auront en tout cas pas lieu avant le printemps prochain. /gpr-jhi









