Le différend qui oppose les utilisateurs des stands de tir de Plan-du-Bois et de Bôle et les riverains concernant les nuisances sonores voit le bout du tunnel. Des mesures seront prises sur les deux sites
Réduire les nuisances sonores au maximum. C'est ce qui est ressorti de la deuxième rencontre qui s’est tenue jeudi à Colombier, entre une délégation de riverains et les organismes utilisant les infrastructures de tir de Plan-du-Bois et de Bôle, dont l'armée suisse et la police neuchâteloise. Des mesures ont été prises et seront encore mises en oeuvre pour limiter les nuisances sonores.
Cette séance faisait suite à une première rencontre tenue le 13 juin. « Elle visait à compléter l’information quant aux mesures - déjà prises ou en cours de réalisation - par les autorités cantonales afin de réduire les nuisances sonores à un niveau minimal et à poursuivre le dialogue entre les parties prenantes », a indiqué le canton.
Pour rappel, il y a un peu plus d'un an, une association composée de riverains s'était créée dans le but de contester les nuisances provoquées par les uilisateurs du stand de tir.
Les infrastructures de tir de Plan-du-Bois et de Bôle sont pour l’essentiel utilisées à des fins de formation. Elles font partie intégrante de la place d’armes d’infanterie de Colombier. Quelques sociétés locales y organisent également les tirs obligatoires et, de manière marginale, des activités sportives.
Depuis 2020, trois expertises d’analyse du bruit ont été réalisées. « Il en ressort que pour le site de Plan-du-Bois, les normes fixées par l’ordonnance fédérale sur la protection contre le bruit (OPB) sont bien respectées », a précisé le canton.
190'000 francs payés par la Confédération
En ce qui concerne le site de Bôle, les normes fixées par l’OPB impliquent une amélioration de la situation pour une douzaine d’habitations, dans un délai fixé par la législation fédérale au 31 juillet 2025. Des tunnels de tir seront mis en place d'ici à fin 2023. Le financement nécessaire à la réalisation de ces mesures se monte à plus de 190'000 francs, entièrement pris en charge par la Confédération.
Le canton a pris note de la demande des riverains, qui plaident pour une solution « zéro bruit » avec des stands de tir enterrés. « Or, cette option ne répond pas aux principes de l'OPB, selon lesquels les investissements doivent être proportionnés et économiquement supportables », a précisé l'Etat de Neuchâtel.
D'autres mesures seront prises à l'avenir sur le site de Plan-du-Bois, comme la suppression des tirs militaires le samedi et la cessation des tirs de l'école de police et de la police le samedi après-midi. Les sociétés de tir devront aussi diminuer de 50% leur activité. /ATS









