Le festival de rap et hip-hop qui se tient annuellement à Orpund depuis plus de 20 ans ainsi que son homologue de l'Orpundart Openair n’auront pas lieu l’année prochaine. Des difficultés financières en sont la cause principale
Les festivaliers d’Orpund devront s'armer de patience l'été prochain. Les organisateurs du Royal Arena Festival et de l’Orpund Openair ont annoncé ce mardi, dans un communiqué, que les deux évènements n'auront pas lieu l’année prochaine, comme la tradition le veut depuis plus de vingt ans. Les raisons évoquées sont claires : le marché des festivals est devenu ultra concurrentiel, rendant la recherche de sponsors difficile, surtout pour un festival spécialisé dans un style comme le Royal Arena. Les organisateurs affirment que la fréquentation et la situation étaient bonnes avant la pandémie. Mais de fortes baisses de spectateurs en 2022 et 2023 ont provoqué des résultats fortement déficitaires allant jusqu’à six chiffres. Les coûts des infrastructures et les cachets des artistes internationaux devenant toujours plus onéreux, il n’était pour le moment plus viable financièrement d’organiser un tel évènement.
Tristesse, frustration et fierté
Co-organisateur de l'événement, Lukas Hohl reconnaît la décision a été très difficile à prendre. Tout avait pourtant été fait pour que l'édition 2023 redonne un souffle à la manifestation après la claque des années Covid. Une programmation ambitieuse a été proposée aux festivaliers avec plusieurs artistes de renommée internationale. Les résultats n'ont pourtant pas été à la hauteur, ce qui renforce le sentiment de frustration des organisateurs. « C’est difficile oui, mais je crois que nous pouvons être fiers d’avoir pu organiser ce festival aussi longtemps, d'avoir attiré des têtes d’affiche comme NTM, Asap Rocky ou Nas dans un petit village », relève Lukas Hohl.
Lukas Hohl : « On a grandi avec le Royal Arena »
Impossible d'assurer aujourd'hui que le festival pourra revenir en 2025. Le comité d'organisation veut se donner le temps d'évaluer les possibilités. L'annulation de l'édition 2024 se veut aussi un signal pour montrer la difficulté d'organiser un festival. « C’est un très grand risque que nous prenons en tant qu’organisateurs », rappelle Lukas Hohl.
Aucun lien avec la plainte déposée
Le co-organisateur précise que la décision prise par le comité n'a aucun lien avec la plainte déposée - et par ailleurs rejetée par les autorités d'Orpond - par un groupe d'intérêt en août dernier. Ce dernier, anonyme, dénonçait des nuisances liées à l'organisation du festival. /comm-the-oza









