Canicule sans surcharge au RHNe

Les services d’urgences n’ont pas été saturés par la canicule dans le canton de Neuchâtel. ...
Canicule sans surcharge au RHNe

Les services d’urgences n’ont pas été saturés par la canicule dans le canton de Neuchâtel. C’est ce qui ressort des chiffres du Réseau hospitalier neuchâtelois, concernant la période de forte chaleur qui vient de s’achever

A Pourtalès, comme à La Chaux-de-Fonds, la hausse de cas n'a pas été alarmante (photo : archives). A Pourtalès, comme à La Chaux-de-Fonds, la hausse de cas n'a pas été alarmante (photo : archives).

+3,5%. C’est la hausse, modérée, du nombre de consultations par rapport à la même période de l’année dernière, si l’on tient compte à la fois des urgences de La Chaux-de-Fonds et de Pourtalès. A titre de comparaison, les Hôpitaux universitaires de Genève ont affiché une augmentation de 10-15% dans le même temps.

Par ailleurs, le médecin-chef du département des urgences du RHNe, Vincent Della Santa, a dénombré une augmentation du nombre d’hospitalisation de l’ordre de 8%. Les cas psychiatriques qui ont nécessité l’intervention aux urgences de médecins psychiatres ont bondi de 44%.

Des symptômes complexes

A partir de là, difficile d’établir avec certitude quels cas relèvent ou non de la canicule. Désorientation, agitation psychomotrice, décompensation cardiaque et respiratoire, insuffisance rénale aigüe : en général, les raisons de consulter sont multiples, comme le sont les symptômes. Les responsables des urgences estiment que la proportion de consultations liées à la canicule au cours de cette période était de 5-10% des cas, une fourchette qu’ils estiment « probablement sous-évaluée », en l’absence d’autres chiffres.

Quant aux temps d’attente aux urgences, ils dépendent plutôt du taux d’occupation des lits hospitaliers. Il n’est pas possible d’établir un lien avec la canicule dans ce domaine.

Naturellement, les populations les plus touchées par ces fortes chaleurs ont été les personnes âgées, mais aussi les individus plus jeunes présentant des conditions aggravantes, tels que l’obésité ou des insuffisances cardiaques ou respiratoires. Il s’agit exactement du même groupe que pour le COVID-19.


Conséquences à long terme

La canicule, ça cause des troubles immédiats. Ça peut aussi avoir des conséquences à retardement. Le Réseau hospitalier neuchâtelois a donc mis en place des recommandations pour les patients et le personnel afin de limiter la casse. Cela dit, le responsable du département constate que de nombreuses infrastructures ne sont actuellement pas adaptées à ces périodes : avec de fortes chaleurs constatées dans les espaces de consultation, les chambres et les bureaux administratifs.

Dans l’avenir, selon les prévisions du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), les périodes de canicule vont s’allonger et s’accentuer sous nos latitudes. De 5 jours par an au début du siècle, on est passé à une quinzaine de jours aujourd’hui, et cela pourrait doubler d’ici 2060. Une situation qui risque d’entraîner une hausse de la mortalité chez les personnes âgées ou fragiles, mais aussi chez les nouveau-nés. /jhi


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