La justice neuchâteloise face à une affaire de voyeurisme

Un instructeur de sport est notamment prévenu d’avoir filmé durant près d’un an les toilettes ...
La justice neuchâteloise face à une affaire de voyeurisme

Un instructeur de sport est notamment prévenu d’avoir filmé durant près d’un an les toilettes d’une salle de sport afin d’obtenir des vidéos de jeunes filles en train de se changer

L'audience a eu lieu à Boudry lundi. (Archives) L'audience a eu lieu à Boudry lundi. (Archives)

Un homme est prévenu de voyeurisme par la justice neuchâteloise. Cet instructeur de sport est mis en cause par six plaignantes, dont cinq mineures au moment des faits, pour les avoir filmés à leur insu dans les toilettes d’une salle de sport. Lors de l’audience lundi au Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers à Boudry, la juge a rappelé que l'homme était aussi accusé de pornographie par le Ministère public.

La police a mis la main sur près de 1'200 représentations pédopornographiques à son domicile. Les images, décrites dans l’acte d’accusation, sont essentiellement de type mangas et représentent principalement des relations sexuelles avec des enfants allant jusqu’au viol collectif et incestueux.


Une ligne stricte

Le prévenu a reconnu les faits qui lui sont reprochés et a affirmé devant l’une des plaignantes, présente lundi, « qu’il n’y aurait pas assez de temps en une seule vie pour dire à quel point il était désolé ». Le Ministère public, qui a renoncé à participer à l’audience, a requis une peine privative de liberté de sept mois avec sursis pendant deux ans, ainsi qu’une interdiction à vie d’exercer une activité avec des mineurs. Une demande sur laquelle s’est alignée l’avocate d’une des plaignantes.


La défense se rebiffe

L’avocate du prévenu a demandé une peine plus clémente pour son client. Lors de sa plaidoirie, elle a rappelé le parcours de vie difficile du prévenu. Ce dernier ayant été fortement touché par la maladie dès l’enfance. Elle a également souligné l’impact sur sa santé mentale de l’isolement strict qu’il a dû subir pendant la pandémie de Covid. Enfin, pour l’avocate, les chefs d’accusation de pornographie ne peuvent pas être retenus contre son client. Pour elle, il faut notamment prendre en compte le caractère animé des images détenues par le prévenu.

Concernant les vidéos prises à la salle de sport, elle explique que les jeunes filles n’apparaissent à aucun moment nues sur les enregistrements. La défense réclame donc une peine privative de liberté de trois mois avec sursis pendant deux ans. Le jugement sera rendu le 4 septembre prochain. /dpi 


 

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