Attaque de loup confirmée, il faut désormais ériger des clôtures

Le canton de Berne a confirmé que les moutons tués à Chasseral fin juillet ont été victimes ...
Attaque de loup confirmée, il faut désormais ériger des clôtures

Le canton de Berne a confirmé que les moutons tués à Chasseral fin juillet ont été victimes d'un loup. Les critères pour autoriser le tir n'étant pas réunies, les autorités invitent les éleveurs à installer des barrières électrifiées

Les loups sont sensibles aux décharges électriques, explique la brochure transmise par le canton de Berne. (Photo d'illustration) Les loups sont sensibles aux décharges électriques, explique la brochure transmise par le canton de Berne. (Photo d'illustration)

Le loup a sévi dans la région, il est temps de protéger les troupeaux. Mardi, le canton de Berne a confirmé ce que beaucoup suspectaient : le canidé est bel et bien à l'origine du décès de sept moutons fin juillet sur le Chasseral. Le bilan se monte même à neuf victimes après la découverte de deux moutons supplémentaires qui manquaient à l'appel le 28 juillet dernier, indique l'Inspection de la chasse.

Malgré ces chiffres à la hausse, cela ne signifie pas pour autant que le tir sera autorisé. Car à l'heure actuelle, les experts estiment qu'un seul individu aurait commis ces actes. Selon l'Ordonnance sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages (OChP), pour que l'abattage d'un loup isolé soit prononcé, il faudrait qu'il ait tué soit :

  • au moins 25 animaux de rente en quatre mois
  • au moins 15 animaux de rente en un mois ou
  • au moins six animaux de rente en quatre mois, alors que ses congénères ont déjà causé des dommages auparavant.

S'il n'y a pas eu assez de victimes à l'heure actuelle, le canton de Berne a tout de même pris les devants. Une séance s'est tenue en mai dernier pour clarifier certains points concernant notamment la protection des troupeaux. C’était deux mois avant l’attaque de Chasseral, mais depuis, les autorités disent n’avoir eu pratiquement pas d’autres demandes liées au loup.

L’agriculteur touché, lui, a été indemnisé après l’attaque de ses bêtes. Le canton n'articule toutefois aucun montant. L'Inspection de la chasse, en parallèle, prend des mesures pour éviter d’autres attaques. Elle a notamment distribué un « kit d’urgence » qui comprend 500 mètres de clôtures électriques. Les loups sont sensibles aux décharges et les cas de canidés qui sautent ces barrières sont très rares, lit-on dans la brochure transmise par les autorités. Ces dernières précisent encore que ce kit n’est qu’un prêt le temps que l’éleveur s’équipe par lui-même. /amo


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