Milvignes formalise le solaire sur son patrimoine bâti. Après des mois de préparation et de concertation, la Commune a dévoilé en juillet une directive novatrice visant à encourager l'intégration de solutions solaires sur les toits en zone d'ancienne localité et des bâtiments à haute valeur patrimoniale. Cette directive marque une étape importante dans la transition énergétique locale en permettant l'évaluation rigoureuse des projets solaires et en équilibrant les impératifs d'efficacité énergétique et de préservation du patrimoine.
Philippe Dupasquier, conseiller communal en charge de l'urbanisme, explique pourquoi cette directive est nécessaire :
En réponse à l'urgence énergétique mondiale et en collaboration avec la HES-SO Valais, la Commune de Milvignes a entrepris une démarche proactive pour analyser le potentiel énergétique inexploité des toits. Conscient de la nécessité de réaliser des économies d'énergie et de promouvoir l'autonomie des foyers, le Conseil communal a élaboré cette directive en parallèle à la révision du Plan d'aménagement local (PAL) en vigueur.
La spécificité de cette directive réside dans sa capacité à allier les préoccupations environnementales à la préservation du patrimoine architectural. Jusqu'à présent, les règlements communaux limitaient les projets solaires dans certaines zones de la commune, notamment les zones d'ancienne localité. Cependant, grâce à une collaboration étroite avec le bureau RWB, la Commune a trouvé des solutions concrètes pour permettre, sous certaines conditions, l'installation de solutions solaires dans ces zones à forte valeur historique.
La nouvelle directive ouvre la voie à la soumission de projets solaires au service de l'urbanisme, avec une analyse approfondie en termes de durabilité, d'énergie renouvelable et de préservation du patrimoine bâti. La directive établit une distinction claire entre les secteurs et les bâtiments protégés, qui nécessitent une demande obligatoire de permis de construire, et les zones non protégées, qui suivent une procédure de simple annonce de pose, similaire à celle déjà en vigueur pour les installations photovoltaïques.
En théorie, chaque bâtiment peut désormais envisager la pose de panneaux solaires :
Dans le cas des secteurs protégés, l'évaluation des projets solaires repose sur des critères précis, tels que la valeur architecturale du bâtiment, l'orientation solaire du toit, l'adaptabilité de la toiture, la visibilité depuis l'espace public et l'impact visuel dans le paysage environnant. Ces critères, soigneusement définis, sont intégrés dans une grille d'évaluation permettant une analyse exhaustive et une pondération équilibrée entre les avantages énergétiques et les conséquences patrimoniales ou visuelles.
Cette nouvelle directive pose un cadre formel et précis avec plusieurs critères à prendre en compte :
La directive peut être consultée sur le site officiel de la commune, avec plusieurs exemples de cas concrets. /comm-dsa











