Pénurie de médicaments : les vétérinaires doivent jongler

Le manque de certaines solutions ne touche pas que la médecine humaine, mais concerne également ...
Pénurie de médicaments : les vétérinaires doivent jongler

Le manque de certaines solutions ne touche pas que la médecine humaine, mais concerne également les animaux en Suisse et à Neuchâtel. La situation n’est pas nouvelle, mais elle s’aggrave

Les vétérinaires mettent tout en œuvre pour éviter de devoir renoncer à des soins. (Photo d'illustration libre de droits) Les vétérinaires mettent tout en œuvre pour éviter de devoir renoncer à des soins. (Photo d'illustration libre de droits)

Manque de perfusions et de vaccins : les vétérinaires sont aussi sous pression en Suisse. Chloé Monthoud, vice-présidente de la section neuchâteloise des vétérinaires, explique que les praticiens doivent jongler pour éviter qu’un animal ne puisse pas recevoir les soins nécessaires, faute d'approvisionnement. Comme pour la médecine humaine, cette situation concerne toute la Suisse « car ce sont les mêmes firmes qui approvisionnent les différents cantons. » Les produits ne passent parfois pas la frontière pour « des raisons d’autorisations ou de qualité. Un lot peut être momentanément bloqué vers la Suisse ». Parfois, le problème se situe à l’étranger « compte tenu de la globalisation, certaines matières premières ne sont produites que dans quelques usines dans le monde ».

Chloé Monthoux, vice-présidente de la section neuchâteloise des vétérinaires:

Cette situation n’est pas récente, explique Chloé Monthoux, même si elle « s’est peut-être accentuée ces dernières années avec des ruptures sur certains produits qui durent depuis plusieurs mois ou se répètent ». Les perfusions, les vaccins, des solutions d’anticorps et des antibiotiques, notamment de bases, manquent actuellement. Et en particulier des solutions pour perfusion à base de calcium. Ce médicament est administré aux vaches au moment du vêlage, qui, lorsqu'elles sont âgées, souffrent parfois d'une carence en calcium. Une telle carence peut entraîner une paralysie musculaire et même un arrêt des battements cardiaques et aboutir à la mort de l’animal.

Les vétérinaires mettent tout en œuvre pour éviter de devoir renoncer à des soins. Pour ce faire, ils stockent certains médicaments quand le marché est propice afin d’avoir de la réserve. Ils cherchent aussi des alternatives quand c’est possible comme la fabrication de certaines solutions « dans le respect de la législation qui est très stricte. » Et parfois, ils se tournent « vers des alternatives moins optimales avec, par exemple, davantage d’effets secondaires ». Certaines d’entre elles sont plus coûteuses, et le coût est reporté sur le client. /sma


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