Un nouveau chapitre commence pour Nicolas Morand. Après avoir œuvré pour Helvetas au Burkina Faso, à Haïti, au Mozambique et à Madagascar, il a décidé de poser ses valises à Marin. Le Neuchâtelois d’adoption ne quitte pas l’ONG mais il travaillera dès le mois d’aout au siège à Berne. Il occupera le poste de coordinateur régional pour l’Afrique de l’Ouest. L’organisation d’aide au développement est présente dans une trentaine de pays. L’ingénieur de formation s’est très vite orienté dans les problématiques liées à l’accès à l’eau potable. Un travail toujours réalisé en collaboration avec les autorités et organisations locales ainsi que les privés. À Madagascar, explique Nicolas Morand, la situation politique est instable et les communes ont très peu de moyens. Elles « sont un peu démunies face aux enjeux auxquelles elles doivent faire face. » Helvetas a de ce fait davantage travaillé avec le secteur privé dont l’engagement et le dynamisme ont surpris Nicolas Morand, notamment dans le secteur de l’eau.
Nicolas Morand, globetrotteur humanitaire
Cet engagement du secteur privé dans la gestion de l’eau s’est beaucoup développé dans certains pays depuis les premières missions de Nicolas Morand à l’étranger. « Il y a vingt ans, il n’existait pas. (…) Il n’y avait pas d’entrepreneurs qui étaient capables ni techniquement ni financièrement d’assumer ce genre de responsabilités ». Le gros défi reste d’assurer la pérennité des interventions d’Helvetas sur le terrain.
Nicolas Morand, globetrotteur humanitaire
Après vingt ans, Nicolas Morand a choisi de rentrer en Suisse, à Marin, pour des raisons familiales. Ses deux grandes filles vont commencer le lycée. Il espère également que sa femme, qu’il a rencontrée au Burkina Faso, pourra faire reconnaitre ses diplômes et trouver une activité professionnelle. Nicolas Morabd quitte son travail sur le terrain avec un pincement au cœur. Mais il sait que les actions mises sur pied se poursuiveront grâce à l’implication des acteurs locaux. Reste que ce qui l’intéressait le plus « c’était d’essayer de comprendre les problématiques des gens (…) et de les aider à résoudre leur problème ». Mais il admet, sourire aux lèvres : « C’est quelque chose qui trotte toujours dans ma tête (…) et je pense qu’une fois que les enfants seront plus autonomes on va y réfléchir à deux fois. »
Nicolas Morand, globetrotteur humanitaire
Même si le retour en Suisse est difficile, Nicolas Morand revient avec plein de bons souvenirs de ses différentes missions. Le manque de moyens financiers oblige les personnes sur place à trouver des solutions innovantes. À Madagascar, par exemple, les foyers n’ont pas l’eau courante. L`ONG a créé des bornes-fontaines. Il a fallu trouver un moyen de paiement simple pour la population, explique Nicolas Morand : « Un entrepreneur Géo Trouvetou a développé un système de distribution de jetons (…) que l’on retrouve dans les babyfoots par exemple. »
Nicolas Morand, globetrotteur humanitaire
Le plus difficile dans ce retour en Suisse pour Nicolas Morand, ce sont les démarches administratives. En Suisse, tout doit être fait dans les règles. Ce qui n'est pas tout-à-fait le cas dans certains pays où il a résidé : « Même si on n’a pas fait les choses dans l’ordre, il y a toujours moyen de s’organiser. »
Nicolas Morand, globetrotteur humanitaire
Son nouveau poste de coordinateur régional pour l’Afrique de l’Ouest au sein d’Helvetas va lui permettre de garder un lien avec les terrains et les pays dans lesquels il a travaillé. /gpr










