Il a distribué des lettres durant toute sa carrière. Mais aussi de la bonne humeur. Jean-Michel Divernois vient de prendre sa retraite après 47 ans à œuvrer comme facteur à La Poste. RTN est partie à la rencontre de ce Vallonnier débordant de bonne humeur afin d’évoquer ce long parcours coloré de jaune. Tout commence en 1976. Jean-Michel Divernois débute par un apprentissage dans les quartiers nord de Fleurier « avec un vélo qui tirait une remorque » avant de travailler à Neuchâtel, Bôle, Boudry, Genève ou encore La Côte-aux-Fées. En 1986, Jean-Michel Divernois est de retour à Fleurier et est nommé dans un quartier au centre du village.
Dans les localités dans lesquelles il a travaillé, Jean-Michel Divernois observe évidemment des nuances. « La plus grande différence, c’est entre le Val-de-Travers et Genève. Déjà notre accent. Et le fait de dire bonjour. » Autre aspect qui l’a frappé en 47 ans de carrière, c’est l’évolution des moyens de locomotion. Chronologiquement, le Fleurisan a connu « le vélo et la remorque, la charrette qu’on tirait à bras, les Harbilt, des charrettes électriques, remplacés par des scooters à moteurs, puis aujourd’hui les scooters électriques à trois roues DXP, qui sont le nec plus ultra ».
Ce qui l’a également marqué, c’est l’estime dont bénéficient les facteurs de la part de la clientèle. Une reconnaissance qui s’est cristallisée durant le covid : « On était parfois les seules personnes que les gens voyaient dans une journée. Il y avait beaucoup de petits mots et de petits dessins sur les boîtes. »
Mais 47 ans de facteur, est-ce aussi quelques traces canines aux mollets ? « Pas tant que ça. Il y a eu une ou deux morsures, mais rien de bien méchant », s’amuse notre facteur.
Au sein du team de Fleurier, Jean-Michel Divernois n’est pas le seul à avoir pris sa retraite récemment. Ces derniers temps, Philippe Kisslig et Claude-Alain Montandon ont aussi rangé le scooter électrique. À eux trois, ils cumulaient près de 150 ans au service du géant jaune. /aju









