Le Centre Dürrenmatt Neuchâtel présente, dès le 1er août, une exposition temporaire sur la rébellion. Une recherche et un questionnement sur la notion de courage
Des héros aux corps mutilés, des résistants non violents, des femmes défiant les clichés, l’œuvre de Friedrich Dürrenmatt regorge de figures rebelles atypiques. C’est sur elles que se penche la nouvelle exposition temporaire du Centre Dürrenmatt Neuchâtel (CDN) « Les Rebelles » à découvrir du 1er août au 18 décembre.
L’écrivain et peintre suisse a toujours exploré les facettes de la rébellion, jusque dans ses recoins les plus sombres. Un questionnement qui l’habite dès son plus jeune âge et qui l’accompagne tout au long de sa vie d’artiste. Objecteur de conscience, défenseur des libertés, Friedrich Dürrenmatt ne conçoit pas l’art sans rébellion. Les figures présentent dans ses œuvres en sont teintées, à l’image des femmes, représentées comme autonomes et défiant la vertu que la société veut leur prêter.
Madeleine Betschart, directrice du Centre Dürrenmatt Neuchâtel
Les rebelles de Dürrenmatt restent cependant bien loin des héros traditionnels de la culture populaire. Marqué par la Seconde Guerre mondiale, l’artiste les montre balafrés, torturés et rejette l’image du fier guerrier triomphant. Le pacifisme et la résistance passive sont aussi des sources d’inspiration. Finalement c’est également un appel au courage qui ressort de cette exposition. Oser prendre position et porter un regard nuancé sur le monde.
Le vernissage de l’exposition « Les Rebelles » se tiendra le 1er août au Centre Dürrenmatt Neuchâtel dès 18h et sera suivi de la soirée de la Fête nationale. /rgi









