Trois Neuchâtelois traversent l’Europe en Fiat Panda dans une aventure loufoque

Un trio d’ingénieurs neuchâtelois participe à la compétition internationale Poles of Inconveniences ...
Trois Neuchâtelois traversent l’Europe en Fiat Panda dans une aventure loufoque

Un trio d’ingénieurs neuchâtelois participe à la compétition internationale Poles of Inconveniences. Ils ont relevé le défi de relier un maximum de lieux quasi inaccessibles en Europe en trois semaines à bord d’une vieille Fiat Panda 60 CV

La « Team Chocolads » à la recherche d'un Poles of inconveniences (un point GPS égaré) à Jotunheimvegen au sud du parc de Jotunheim en Norvège du sud. (Crédit photo : Team Chocolads). La « Team Chocolads » à la recherche d'un Poles of inconveniences (un point GPS égaré) à Jotunheimvegen au sud du parc de Jotunheim en Norvège du sud. (Crédit photo : Team Chocolads).

Ils se décrivent comme des « fiers combattants de l’ennui à la recherche de désagréments ». Trois Neuchâtelois se sont embarqués mi-juillet dans une aventure semée d’embûches. Ils participent à la compétition internationale Poles of Inconveniences, organisée par les britanniques The Adventurists.

Le concept : les participants doivent relier un maximum de lieux difficiles d’accès en Europe, en trois semaines, dans un véhicule de fortune. Chaque équipe choisit son propre itinéraire et ses destinations. Les voitures ne doivent pas dépasser 1,2 L de cylindrée, soit 1200 CC, et les deux roues sont limités à 125 CC. Tout cela sans assistance de l’organisation et souvent sur des pistes plutôt que des routes bien bitumées.

Les trois aventuriers du Littoral et de Lignières ont décidé de relier plus de 17 points isolés dans le nord de l’Europe à bord d’une Fiat Panda 60 CV de 2006. Ces ingénieurs se sont rencontrés en formation il y a plus de 15 ans. Ils se trouvaient au Cap Nord, en Norvège, lorsque nous les avons contactés jeudi matin. Et si le voyage se passait globalement bien, leur équipe « la Team Chocolads » a quand même subit des problèmes techniques. L’occasion de belles rencontres.

Vasco Jeanneret : « La richesse de ce voyage, c'est aussi des rencontres inattendues »

Parti de Prague le 16 juillet, l’équipage a traversé rapidement l’Allemagne afin de passer le plus de temps possible dans les pays scandinaves. Vasco Jeanneret, l’un des aventuriers et ingénieur en conception horlogère, explique : « Nous sommes montés par le Danemark et nous avons fait toute la côte. Il y avait des points GPS à rallier sur les plages et au bout de certaines dunes, notamment sur une île atteignable uniquement à marée basse. Ensuite, nous avons pris un ferry et traversé en Suède. Nous y avons passé deux jours, au bord de lacs, et puis nous avons parcouru toute la côte norvégienne depuis Oslo. Nous avons remonté la région des fjords jusqu’au Cap Nord où nous sommes actuellement. »

Pour les trois compères, l’aventure et le voyage sont plus importants que la compétition. Ils ont d’ailleurs peu de chances de la remporter, mais cela importe peu pour Vasco Jeanneret : « Il y a deux trophées. Il faut soit avoir le véhicule le plus ridiculement inadapté, soit rallier le plus gros nombre de points. Nous ne gagnerons pas le premier, des concurrents ont pris le départ avec une Morris Minor de 1956, elle tombait déjà en ruine sur la ligne. Et nous ne remporterons pas le deuxième trophée. Certaines équipes roulent 19 heures par jour, en se relayant. Nous, on souhaite profiter des paysages et nous y arrêter. Il faut que ça reste un peu des vacances ».

Vasco Jeanneret : « Un des trophées revient au véhicule le plus ridiculement inadapté »

Tous ces véhicules ont un impact environnemental. C’est pourquoi les organisateurs ont décidé d’obliger les participants à trouver au moins 500£ de soutien, destiné à l’organisation Cool Earth, qui lutte contre la déforestation. Les trois aventuriers neuchâtelois ont mis la barre haut et levé plus de 3000 CHF auprès de proches et entreprises. La différence sera reversée à une association connue d’un des pilotes, le Project Amazonas, gérant un bateau hôpital en Amazonie et une école.

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Maintenant qu’ils ont atteint le Cap Nord, l’équipe va redescendre vers Prague en passant par la Finlande, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie. Leur parcours peut être suivi sur le site web de la compétition ou sur leur page Instagram. Une autre équipe suisse est en lice, composées de quatre vaudois et vaudoises. /mde


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