Loopings, tonneaux et vrilles : les regards étaient tournés vers le ciel samedi à Môtiers. L’aéro-club du Val-de-Travers a accueilli une compétition de voltige aérienne : la deuxième manche sur les huit que compte l’Hamilton Cup. Seize pilotes étaient en compétition sur quatre niveaux différents.
De la préparation et un haut degré de concentration
Parmi eux figurait Jérôme Schaller. Le Fribourgeois a été le premier à s’élancer. À sa sortie de l’appareil, il n’était pas complètement satisfait de sa performance. Il dit avoir manqué d’un peu de vitesse sur certaines figures. Dans son programme libre, ce dernier a choisi de combiner une montée verticale avec un demi-tonneau, une descente à 45 degrés avec un nouveau tonneau, le tout suivi de loopings et d’une vrille.
Jérôme Schaller dit avoir toujours du plaisir durant la réalisation de ces acrobaties, même si cela exige une très grande concentration. Les pilotes exécutent d’ailleurs les figures au sol, avant de prendre leur envol, afin « d’ancrer le programme dans notre cerveau », explique Jérôme Schaller. Pour le Fribourgeois, il est aussi important d’être bien reposé et d’avoir mangé avant de décoller.
Ce samedi, un jury composé de trois personnes a suivi de près les performances des pilotes, afin de leur attribuer des points. Alexandre Iseppi, chef de place de l’aérodrome de Môtiers, liste les critères qui seront analysés parmi lesquels le respect des mesures de sécurité. Les pilotes ne doivent pas voler trop bas sous peine d’être disqualifiés. Le jury évalue bien sûr aussi « la propreté des figures », explique Alexandre Iseppi.
Alexandre Iseppi indique que l’ensemble des émissions de CO2 de la manifestation sont compensées avec la fondation Myclimate.
Par ailleurs, les championnats suisses de voltige, qui se tiennent eux sur une semaine, auront lieu à Bressaucourt dans le Jura du 3 au 10 septembre prochains. /sbe











