Découverte originale lors d’une baignade dans le lac de Neuchâtel à Auvernier. Alors que Ahmed Muratovic profitait de se rafraîchir en fin de journée ce jeudi soir, il a repéré des pierres avec des « formes très précises » juste avant de se jeter à l’eau. « En me rapprochant, j’ai même vu des noms avec des dates de naissance et de mort, j’ai rapidement compris qu’il s’agissait de pierres tombales. » On distingue effectivement clairement le nom de « Henri Sandoz », et les dates 1836-1888.
Amusé, l’habitant du Val-de-Ruz partage sa découverte sur les réseaux sociaux, récoltant quelques messages privés dubitatifs d’habitants du Littoral.
Ahmed Muratovic raconte comme il a « découvert » les pierres tombales dans le lac de Neuchâtel
Intriguée par la découverte du jeune homme, la rédaction de RTN a contacté l’office du patrimoine et de l’archéologie. Christian de Reynier, nous a accompagnés du côté d’Auvernier. L’archéologue confirme la « trouvaille », entre cinq et dix pierres tombales et socles, de style antique ou médiéval. Il explique à chaud que « comme ces pierres se trouvent parmi les remblais pierreux qui forment la rive du lac depuis les années 1970, elles ont dû être réutilisées après avoir été passées dans un stock de matériel pierreux ». Cette « deuxième vie » est régulièrement donnée aux pierres tombales, après la désaffectation des cimetières. Christian de Reynier détaille même que certaines pierres deviennent des dessous de poêle à catelle. « Dès le moment où on la retire du cimetière, ce n’est plus qu’une pierre ».
Christian de Reynier, archéologue à l’office du patrimoine et de l’archéologie.
Selon les premières rapides recherches de l’office du patrimoine et de l’archéologie, Henri (Henry) Sandoz aurait été identifié. Cet exploitant d’un magasin de fournitures d’horlogerie de La Chaux-de-Fonds aurait été enseveli au cimetière de la Charrière, qui a remplacé l’ancien cimetière en 1851. /swe










