Une fête clandestine a été organisée ce week-end à Saulcy, non loin de la réserve naturelle de Bollement. Si aucun impact sur la nature n’a été constaté cette fois-ci par l’Office cantonal de l’environnement, ces rave-parties peuvent avoir des effets négatifs sur la faune et la flore
Les rave-parties provoquent des nuisances auprès de la population alentour... et peuvent aussi avoir un impact négatif sur l'environnement. Dans la nuit de samedi à dimanche, une fête clandestine a été organisée à Saulcy, vers l’étang de Bollement. 300 personnes se sont retrouvées, avant que la police n’intervienne. Un agent du service de l’environnement s’est rendu sur les lieux, mais aucun dégât majeur pour la nature n’a été constaté.
Pourtant, ces événements, souvent organisés en pleine nature et/ou à l'orée de réserves naturelles, peuvent déranger la faune : « Une grande partie du gibier ou encore des oiseaux de nos régions se nourrissent la nuit », rappelle Laurent Gogniat, chef adjoint à l’Office jurassien de l’environnement. « Les jeux de lumière, les amplificateurs de musique, tout ça peut perturber les animaux et les insectes », ajoute-t-il, en précisant que certains oiseaux, par exemple, risquent d’abandonner leurs nids et donc leurs petits.
Situation inquiétante
Le piétinement est aussi à craindre, selon Laurent Gogniat, lorsque les rave-party sont organisées dans des zones humides, des berges, ou encore des prairies sèches : « Suivant où ça se trouve, les biotopes et les habitats peuvent être abimés. » Une situation qui inquiète Laurent Gogniat : « Ces manifestations s’organisent spontanément. Et même en cas d’intervention de la police, les choses se reproduisent… Pourtant, ce n’est pas insignifiant pour la nature. » Il rappelle que des dispositifs légaux sont disponibles pour dénoncer des atteintes importantes sur des milieux naturels. Or, dans le cas de la rave-party de Saulcy, aucune plainte ne sera déposée par l’Office jurassien de l’environnement.
L’organisateur de la rave-party a par ailleurs été identifié par la police cantonale jurassienne. Cette dernière précise qu’il n’est pas Jurassien. /cto









