Les fortes températures enregistrées ces derniers jours favorisent la prolifération du bostryche. Le nombre de ces coléoptères qui ne s’attaquent qu’au résineux est en constante augmentation depuis l’an dernier
La canicule est de retour et les épicéas font grise mine. Les températures élevées favorisent la prolifération du scolyte typographe, plus communément connu sous le nom de bostryche. Ce petit insecte ravageur au régime bien particulier se nourrit exclusivement du résineux qui est présent sur une large partie du territoire neuchâtelois.
L’an dernier, le nombre de foyers signalés dépassait les 8000 dans toute la Suisse selon la rétrospective annuelle de l'Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage WSL. Dans le seul canton de Neuchâtel, l’augmentation des foyers d’infestation se montait à 107%, soit le deuxième canton de Suisse après Vaud (137%).
Un peu de répit en 2023
Pour 2023, le printemps plutôt maussade a offert un répit aux épicéas. Toutefois, les fortes chaleurs enregistrées depuis la fin du mois de juin et la sécheresse globale devraient favoriser les attaques et la ponte des coléoptères.
Pour lutter contre la prolifération, les ingénieurs forestiers doivent prendre des mesures chocs. À savoir que si un arbre est infesté, il faut l’abattre pour empêcher que son voisin ne soit également touché.
Elie Pierrehumbert, ingénieur forestier de l'arrondissement du Val-de-Ruz
Essence pas forcément adaptée
Au Val-de-Ruz, les épicéas sont particulièrement affectés et à terme, l’essence pourrait se faire plus rare. Elie Pierrehumbert, ingénieur d’arrondissement, estime que son implantation dans la région par le passé n’était « pas vraiment une bonne chose pour lui ». L’épicéa étant traditionnellement un arbre d’altitude.
Reportage auprès des arbres touchés dans la forêt de Cernier











