Le Conseil d’État va demander au Grand Conseil une rallonge de deux fois un million et demi au budget 2023. Il s’agit de faire face à une augmentation d’enfants ayant recours à ces encadrements spécifiques
Des crédits supplémentaires au budget 2023. Le Conseil d’État neuchâtelois va demander au Grand Conseil une rallonge de 1,5 million de francs pour l’enseignement spécialisé et une somme identique pour les structures d’accueil. Cet argent doit permettre de faire face à une augmentation de la fréquentation dans ces deux domaines. Ce n’est toutefois qu’une prévision. L’élaboration du budget se fait entre janvier et juin de l’année qui précède. Il est donc parfois nécessaire de l’ajuster en fonction de nouveaux éléments, en l’occurrence, l’augmentation de prise en charge d’enfants à besoin spécifique dans les structures d’accueil.
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Le nombre de cas augmente aussi dans l’encadrement scolaire de certains enfants. C’est particulièrement le cas à la Fondation Les Perce-Neige.
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Vincent Martinez, directeur de la Fondation Les Perce-Neige, relève qu’il y a effectivement plus de demandes d’accueil. Les besoins en lien avec l’hébergement d’enfants en situation de handicap sont aussi en augmentation. À ce handicap peuvent s’ajouter des problématiques sociales. Ce qui implique qu’il faut s’occuper de l’enfant 365 jours sur 365. Enfin, un nouveau type de population est arrivée. Il s’agit d’enfants ou d’adultes à comportement-défis, c’est-à-dire avec des troubles du comportement, qui demandent un soutien très important. L’accueil qui peut aussi être ambulatoire. Il s’agit par exemple d’un soutien pédagogique spécialisé au sein de classes ordinaires, donc le maintien de l’enfant au sein de l’école ordinaire.
Vincent Martinez, directeur de la Fondation Les Perce-Neige: « L'inclusion à tout prix ne tient pas compte du besoin des gens »
Pour Vincent Martinez, cette inclusion à tout prix manque complètement sa cible. Il estime qu’elle va engendrer de gros problèmes de société. Pour lui, il vaudrait mieux « travailler sur le vivre ensemble, par rapport aux besoins des gens. (…) Quand vous avez des gens qui ont un handicap sévère, des troubles sévères du comportement, des formes sévères d’autisme, ce n’est pas la bonne solution (ndlr l’inclusion à tout prix). Il faut maintenir un lien avec la société, mais dans la bientraitance ».
Vincent Martinez : « Il faut travailler sur le vivre ensemble »
Un autre crédit de 3 millions de francs sera soumis au Grand Conseil lors de la session de septembre pour les placements et détentions réalisés hors canton. /sma









