L’État de Neuchâtel souhaite créer une entité unique pour améliorer l’intégration sur le marché du travail des 15 à 25 ans sans formation
Vers un meilleur suivi des jeunes en décrochage. L’État de Neuchâtel souhaite se doter d’une nouvelle entité en faveur de l’insertion des 15 à 25 ans qui peinent à trouver leur place dans le monde professionnel. Cette réflexion part d’un constat : 34% des jeunes inscrits au chômage ces 5 dernières années n’avaient pas de formation professionnelle.
La nouvelle entité doit permettre d’offrir un suivi le plus personnalisé possible aux bénéficiaires pour qu’ils se forment et construisent un projet professionnel, en réunissant les compétences de sept services et de deux départements. Pour la conseillère d’État à la tête du Département de l’emploi et de la cohésion sociale Florence Nater, il s’agit d’offrir « une porte d’entrée unique » aux jeunes vers les différentes mesures d’accompagnement. Pour bénéficier de ce nouvel outil, il faut être âgé de 15 à 25 ans, ne pas avoir d’emploi et de formation professionnelle. Il faut également ne pas être déjà au bénéfice d’un soutien de l’assurance-invalidité et être en possession d’un titre de séjour.
Une phase pilote dès le mois de janvier
Ce nouvel outil d’insertion professionnelle sera testé dès le début de l’année prochaine dans le but de le pérenniser à l’automne 2024. Un chef de projet sera engagé prochainement pour le mettre sur pied.
Pour la conseillère d’État en charge du Département de la formation, de la digitalisation et des sports Crystel Graf, il s’agit d’un « bel exemple de décloisonnement » des services de l’État et d’une « coordination innovante ».
Avoir une vision d'ensemble des dossiers
Aux yeux de Laurence Knoepfler-Chevalley, cheffe du Service des formations postobligatoires et de l’orientation, cette entité aura pour avantage d’offrir une vision d’ensemble de chaque dossier. Un jeune qui teste une mesure, qui se rend compte qu’elle ne convient pas et qui souhaite essayer autre chose pourra toujours revenir au point de départ et retrouver les mêmes collaborateurs qui le connaissent et connaissent ses besoins. L’idée est ainsi d’affiner au mieux l’aiguillage de la personne.
Jusqu’à présent, le Service de l’emploi par exemple n’était pas équipé pour offrir un tel encadrement à des jeunes qui frappaient à la porte du chômage, selon sa cheffe Valérie Gianoli :
Ce nouveau dispositif sera rattaché à l’Office de l’insertion des jeunes de moins de 35 ans en formation professionnelle.
L’enjeu à l’avenir sera de faire connaître cette porte d’entrée unique auprès des 15-25 ans, de leurs parents et des différentes entités et services qui gravitent autour des jeunes en décrochage. /sbe









