Le violet a fleuri une nouvelle fois dans le canton de Neuchâtel et partout en Suisse. La grève féministe est de retour pour son édition 2023. Au centre des dix revendications nationales : l’égalité.
Les rues de Suisse se sont à nouveau parées de violet aujourd’hui. Les premiers événements de la journée du 14 juin, pour l’édition 2023 de la Grève féministe, ont rassemblé plus de 400 personnes à la place des Halles et plus de 300 personnes à la gare de La Chaux-de-Fonds selon l’organisation. Le traditionnel cortège part à 18h de la gare de Neuchâtel,
« Nous sommes les voix de celles qui n’en ont pas ». C’était le message de l’une des nombreuses pancartes affichées dans la Métropole horlogère mercredi matin. Nous avons tendu notre micro aux femmes présentes dans la capitale horlogère. Elles nous partagent leurs motivations et les inégalités qu’elles vivent au quotidien.
Des neuchâteloises témoignent
Du respect, du temps, de l’argent. Au centre des dix revendications nationales, on retrouve le même message : l’égalité. Et cela passe notamment, pour le collectif de la grève féministe, par des salaires égaux, l’élimination des violences sexistes et sexuelles, un congé parental d’une année, etc.
Au niveau cantonal, trois revendications sont ciblées sur le secteur de l’enfance. Un salaire minimum de 5000 CHF, plus d’encadrement et plus de mètres carrés pour les enfants et une formation continue pour les travailleurs du secteur. Le contexte est important : une révision de la loi sur l’accueil de l’enfance va être présentée au Grand Conseil cet automne.
Léa Ziegler : « Les revendications cantonales sont les mêmes qu'au national, mais aussi un peu adaptées aux lieux de travail »
La Grève n’est pas à son coup d’essai, en 2019 elle avait rassemblé 5000 personnes selon la police, 12'000 selon les organisatrices à Neuchâtel. Avec les mêmes revendications que cette année. Nous avons demandé à Sophie Gagnebin, membre du collectif de la grève neuchâteloise et celui des montagnardes de La Chaux-de-Fonds, quels combats il reste à mener.
Sophie Gagnebin : « On va encore se battre pour des rentes dignes. Et le reste des revendications sont toujours d'actualité »
Bien que les raisons de se mobiliser restent nombreuses, pour Sophie Gagnebin, il y a aussi eu des victoires. Pour elle, les mentalités ont globalement changé après la première grève. « Féministe est un mot qui est devenu normal. » Et le parlement s’est féminisé après les élections fédérales de 2019.
Plusieurs dossiers sur l’égalité ont avancé, comme la nouvelle définition du viol qui a été inscrite dans la réforme du droit pénal sexuel ou le congé parental de deux semaines.
Sophie Gagnebin : « Une grande avancée depuis 2019, c'est un changement de mentalités »
La Grève féministe démarre à 18h de la gare de Neuchâtel. Elle rejoindra la place des halles où se tiendront discours, stands d’informations, mais aussi un bar, de la restauration et un DJ. /mde











