Appel rejeté pour la femme qui avait dépouillé une aveugle

Le Tribunal cantonal a confirmé mardi passé la peine de 30 mois de prison, dont 6 ferme, prononcée ...
Appel rejeté pour la femme qui avait dépouillé une aveugle

Le Tribunal cantonal a confirmé mardi passé la peine de 30 mois de prison, dont 6 ferme, prononcée à l’encontre d’une femme qui avait, avec son mari, dépouillé une aveugle et grugé les Services sociaux neuchâtelois. Ils avaient été reconnus coupables d‘abus de confiance et d’escroquerie par métier. Par ailleurs, la justice cantonale a partiellement admis l’appel joint de la plaignante et intègre à la sentence un montant de 560'000 francs à rembourser par la prévenue

Une femme qui avait abusé d'une aveugle entre 2007 et 2014 a vu son appel rejeté, mardi dernier, par le Tribunal cantonal neuchâtelois. (Photo d'illustration) Une femme qui avait abusé d'une aveugle entre 2007 et 2014 a vu son appel rejeté, mardi dernier, par le Tribunal cantonal neuchâtelois. (Photo d'illustration)

 « On ne voit pas comment un abus de confiance pourrait être plus gravement commis ! » Ces mots, prononcés par le juge Nicolas de Weck, ont enterré les espoirs de la prévenue, mardi passé, quant à son appel de la condamnation prononcée en mars 2022 par le Tribunal criminel du Littoral et du Val-de-Travers. Elle avait été reconnue coupable d‘abus de confiance et d’escroquerie par métier.

Absente de l’audience devant le Tribunal cantonal, cette femme, qui avait dépouillé une aveugle avec l’aide de son mari et grugé les Services sociaux neuchâtelois, a vu sa peine de 30 mois de prison, dont 6 ferme, et son exclusion du territoire suisse pour une durée de 5 ans confirmée par la cour. A cela s’ajoute un montant de 560'000 francs à rembourser par la prévenue et qui équivaut au préjudice causé à la victime, plus les intérêts.


Ils se font confier les cartes bancaires et vident les comptes

Les faits datent de 2007 à 2014. En phase de divorce, enceinte, atteinte de cécité et sans emploi, la victime se lie d’amitié avec le couple. Ce dernier lui offre alors son aide. Au fil des années et jusqu’en 2014, les prévenus vont vider les comptes de la victime après s’être fait confier ses cartes bancaires. Le total du préjudice est estimé à près de 430'000 francs par le Tribunal cantonal. Pour l’avocate de la prévenue, il ne s’agissait que de prêts, entendus avec la victime. Cette dernière aurait pu, selon elle, dire stop à n’importe quel moment. Sa demande d’acquittement a néanmoins été balayée par les juges, pour qui la prévenue a bel et bien abusé de l’extrême faiblesse de la victime pour parvenir à ses fins.

L’autre volet de l’affaire concernait une escroquerie à l’aide sociale au préjudice de la Ville de Neuchâtel. De 2007 à 2011, le couple n’avait volontairement pas déclaré ses revenus, même frauduleux, et avait continué à toucher des aides. Ceci pour un total estimé à 180’000 francs. Une escroquerie par métier confirmé par les juges mardi. /rgi


 

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