Un mois de mai réparateur pour les forêts

Les averses de ces dernières semaines ont eu un effet bénéfique sur les forêts neuchâteloises ...
Un mois de mai réparateur pour les forêts

Les averses de ces dernières semaines ont eu un effet bénéfique sur les forêts neuchâteloises, mises à mal par la sécheresse

La météo pluvieuse de ce mois de mai a permis aux arbres de la forêt de Chaumont de retrouver un peu de vigueur. La météo pluvieuse de ce mois de mai a permis aux arbres de la forêt de Chaumont de retrouver un peu de vigueur.

Ce mois de mai fait du bien aux forêts neuchâteloises. « Pas trop chaud et pas trop sec » : c’est ce qu’il faut, selon l’ingénieur forestier de la Ville de Neuchâtel Jan Boni. Les pluies tombées ces dernières semaines permettent aux arbres de faire pousser leurs feuilles, de réaliser des réserves d’eau et de se préparer à d’éventuels nouveaux épisodes de sécheresse, selon lui.


La sécheresse met à mal les épicéas, les sapins blancs et les hêtres

Le réchauffement climatique et la multiplication de phénomènes météorologiques plus extrêmes mettent la forêt à rude épreuve. Certaines espèces sont particulièrement vulnérables face aux épisodes de sécheresse, comme l’épicéa, le sapin blanc et le hêtre.

Lorsque ces arbres dépérissent, les services forestiers les remplacent généralement par du chêne, du tilleul ou du sapin de Douglas, plus résistants aux coups de chaud, explique Jan Boni.

Les services forestiers font par ailleurs en sorte de maintenir une forêt « mélangée-étagée », soit un lieu où cohabitent des essences d’arbres différentes et d’âges variés pour assurer une meilleure résistance aux aléas météorologiques.


Des coupes plus condensées et plus visibles

Il arrive toutefois que plusieurs arbres de la même espèce doivent être coupés dans un secteur ciblé. À mi-côte de Chaumont, plusieurs épicéas, victimes de la sécheresse et d’un emplacement peu propice, ont ainsi été abattus ce printemps, laissant un grand vide. Cela ne signifie pas que les services forestiers de la Ville prélèvent davantage de bois que par le passé. Jan Boni indique que le volume des coupes reste globalement stable. En revanche, ces prélèvements importants et groupés sur quelques secteurs peuvent donner cette impression, selon lui, d’autant plus qu’ils sont plus fréquents sur le Littoral, là où le nombre de promeneurs est aussi plus élevé.

Plusieurs épicéas ont été coupés à mi-côte de Chaumont ce printemps. Plusieurs épicéas ont été coupés à mi-côte de Chaumont ce printemps.

La génétique pour s’adapter au réchauffement

Face au changement climatique, les arbres eux-mêmes ont aussi une certaine capacité d’adaptation, indique Jan Boni. « La nature sélectionne les individus qui sont les mieux adaptés aux conditions » sur le plan génétique, explique l’ingénieur forestier de la Ville de Neuchâtel.

Cette année, les forêts neuchâteloises doivent aussi composer avec un bostryche rendu particulièrement virulent par la sécheresse de l’été dernier et par un hiver très doux. Le défi pour les services forestiers est d’assurer la sécurité des promeneurs en suivant l’évolution des peuplements et de « créer des forêts qui soient aussi bien armées que possible face à un climat plus chaud et plus sec », conclut Jan Boni. /sbe

Jan Boni, ingénieur forestier de la Ville de Neuchâtel. Jan Boni, ingénieur forestier de la Ville de Neuchâtel.


 

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