Le PS neuchâtelois veut plafonner les primes

Un ménage ne devrait pas consacrer plus de 10% de son revenu à l’assurance maladie. C’est ce ...
Le PS neuchâtelois veut plafonner les primes

Un ménage ne devrait pas consacrer plus de 10% de son revenu à l’assurance maladie. C’est ce que réclame une initiative cantonale lancée par le Parti socialiste neuchâtelois

Silvia Locatelli, Sarah Fuchs-Rota, Baptiste Hurni et Romain Dubois ont présenté jeudi matin les arguments du Parti socialiste neuchâtelois. Silvia Locatelli, Sarah Fuchs-Rota, Baptiste Hurni et Romain Dubois ont présenté jeudi matin les arguments du Parti socialiste neuchâtelois.

Les primes de l’assurance maladie sont dans le collimateur du Parti socialiste neuchâtelois. Il lance dès vendredi une initiative constitutionnelle cantonale qui vise à les plafonner à 10% du revenu disponible des ménages. Le PSN a exposé ses arguments jeudi matin en conférence de presse.

Un texte similaire est actuellement examiné au niveau fédéral. Et dans le canton de Vaud, une démarche identique du Parti socialiste a abouti à un contre-projet en vigueur depuis cinq ans.

Le PS rappelle que ces vingt dernières années, le poids de la santé a bondi de plus de 100% en Suisse, alors que les revenus n’ont augmenté que de 30%. Pour Romain Dubois, le président du Parti socialiste neuchâtelois, en raison de l’inflation actuelle, la situation des revenus modestes et moyens est souvent intenable. Ce cap de 10% a été fixé parce qu’il correspond aux objectifs initiaux de la Loi sur l’assurance maladie, dans les années 1990.

« On a une situation qui étrangle les ménages »

Le coût du projet neuchâtelois n’a pas été chiffré. A ceux qui estiment qu’il n’est pas finançable, le Parti socialiste rétorque que son coût est actuellement assumé par les assurés. Et aux arguments qui se profilent, en pleine année électorale, Romain Dubois répond que l’assurance maladie pèse aujourd’hui bien plus lourd sur le pouvoir d’achat des ménages modestes, que sur celui des gros revenus.

« Aujourd’hui, il y a une nécessité »

Le PSN dispose de six mois pour recueillir 6'000 signatures. Le projet pourrait être retiré si l’initiative fédérale est adoptée, mais il devrait être maintenu si un contre-projet moins ambitieux passe la rampe. /jhi


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